Crash de l'A320 : un coup dur pour la stratégie low cost de Lufthansa

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Lufthansa devait s'appuyer sur la compagnie de charters Sun Express pour développer sa filiale low cost à un coût inférieur de 40 % aux siens.
Lufthansa devait s'appuyer sur la compagnie de charters Sun Express pour développer sa filiale low cost à un coût inférieur de 40 % aux siens.

L'envol de Germanwings est brisé net. Le crash dans les Alpes-de-Haute-Provence de l'Airbus A 320 reliant Barcelone à Düsseldorf pourrait marquer un coup d'arrêt brutal au développement spectaculaire de la compagnie low cost de Lufthansa. Face au succès grandissant des transporteurs aux prix cassés comme EasyJet et Ryanair, le groupe aérien allemand avait décidé d'investir massivement dans sa filiale basée à Cologne. Avec des liaisons bon marché vers toutes les principales métropoles allemandes ainsi que vers plus de 110 destinations aux quatre coins de l'Europe, Germanwings dispose d'une flotte de 83 appareils composée de 43 A319, 19 A320 et 21 Bombardier CRJ900, selon le site ch-aviation.Au mois de décembre, Lufthansa avait décidé de pousser encore plus loin sa stratégie en regroupant tous ses vols bon marché sous la marque de son ancienne filiale régionale Eurowings. Le nom de Germanwings devait ainsi progressivement disparaître des brochures commerciales et des sites internet du groupe et les fuselages des avions devaient, au fil des mois, être repeints avec un nouveau logo bleu et violet. Des coûts 40 % inférieurs à ceux de LufthansaLa stratégie était toute tracée : à compter de l'hiver 2015, trois puis sept Airbus A330-200, équipés de 310 sièges et comprenant une classe "premium economy" à l'avant, devaient assurer des liaisons vers des destinations très touristiques comme Dubaï, Bangkok et Phuket ainsi qu'en direction de...

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