Crash dans le Sinaï : une enquête qui s'annonce hautement sensible

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S'il s'agissait d'un attentat, le secteur touristique égyptien, déjà moribond, pourrait ne pas s'en relever (photo d'illustration).
S'il s'agissait d'un attentat, le secteur touristique égyptien, déjà moribond, pourrait ne pas s'en relever (photo d'illustration).

En attendant que les deux enregistreurs de vol soient analysés, le nombre de causes possibles de l'accident de l'Airbus A321 de MetroJet commencent à diminuer. On sait que la météo n'est pas impliquée. Une collision en vol non plus, aucun autre aéronef n'ayant été identifié dans la zone. N'oublions pas que cet accident s'est passé à quelques kilomètres de la frontière d'Israël, pays qui sait tout ce que se passe chez ses proches voisins et ne laisse rien passer. C'est pourquoi aussi la thèse de la destruction par un missile à haute altitude est peu crédible car Tsahal n'aurait jamais laissé un système sophistiqué sol-air s'installer dans sa banlieue.

La revendication des djihadistes de la banche égyptienne de l'État islamique peut toutefois être prise en compte. Elle indique que « les soldats du califat ont réussi à faire tomber un avion russe ». Cela ne signifie donc pas qu'un missile léger de type Manpads, efficace à basse altitude, ait été utilisé. Il aurait alors dû intercepter l'A321 à 4 000 mètres, et l'appareil serait descendu pour une autre raison. Peu crédible. Une synchronisation bien difficile qui devrait beaucoup au hasard pour un tir, en plus, de nuit. En revanche, il n'est pas exclu qu'un engin explosif ou incendiaire ait été placé au sol à Sharm el Cheikh par un djihadiste dans la soute de l'Airbus. Le détonateur peut être activité par une horloge ou par une capsule barométrique activée par l'altitude.

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