Crash d'un Airbus russe en Égypte : quelles sont les pistes ?

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Un Airbus A321-200, du même modèle que celui de la compagnie Metrojet, qui s'est écrasé samedi matin dans le Sinaï égyptien (photo d'illustration).
Un Airbus A321-200, du même modèle que celui de la compagnie Metrojet, qui s'est écrasé samedi matin dans le Sinaï égyptien (photo d'illustration).

Quelques heures après l'accident de l'Airbus A321-200 de la compagnie russe Metrojet, qui a coûté la vie aux 224 personnes qui étaient à bord, il serait très prématuré de se pencher sur les causes du drame. Tout juste peut-on décrire la démarche des enquêteurs et ce qu'ils pourront découvrir. Dès la première analyse des éléments de l'épave, il sera possible de dire si l'avion est arrivé intègre au sol, ou s'il s'est désintégré en vol. Dans le premier cas, il sera même possible de préciser si un atterrissage d'urgence a été tenté dans cette zone montagneuse du Nord-Sinaï. Si les débris sont retrouvés très éloignés les uns des autres, la dislocation en vol peut être envisagée. Une analyse plus fine montrera s'il y a eu une explosion venue de l'intérieur (bombe, dépressurisation explosive) ou de l'extérieur (missile, collision avec un autre aéronef).

Dans cette région, la présence de djihadistes de l'organisation État islamique a provoqué la publication d'un Notam, une information à l'intention des pilotes leur demandant de ne pas survoler à basse altitude pour ne pas risquer d'être touché par un missile de catégorie Manpads, dangereux jusqu'à 3 000 mètres. Or l'Airbus russe, volant d'après le dernier relevé radar à 10 000 mètres (307 000 pieds exactement), était hors de portée. « Rien n'indique que l'avion ait été abattu », se sont empressées d'affirmer les autorités égyptiennes. Aucun tir de missile n'a...

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