Crash : après l'Irak et la Syrie, le Sinaï devient à son tour une zone terroriste

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Des soldats égyptiens à proximité du lieu du crash de l'Airbus russe dans le Sinaï.
Des soldats égyptiens à proximité du lieu du crash de l'Airbus russe dans le Sinaï.

L'absence aux côtés du responsable du transport aérien égyptien des membres étrangers de la commission d'enquête lors de la conférence de presse de samedi sur le crash du vol 9268 était en soi un désaveu. Personne ne veut plus cautionner le refus des officiels égyptiens d'admettre que c'est bien une bombe qui a fait exploser en plein vol l'Airbus de la compagnie de charters Metrojet au-dessus du Sinaï.

Admettre l'existence de cet acte terroriste qui a réclamé des complicités dans le c?ur de la partie la plus touristique du pays, la ville de Charm el-Cheikh, jusqu'à présent épargnée par les groupes islamistes, est difficilement acceptable pour le gouvernement Sissi. En effet, c'est reconnaître que le Sinaï tout entier est maintenant devenu une zone de non-droit. Ces 60 000 kilomètres carrés d'ergs et de montagnes rocheuses et désertiques, entre Méditerranée et golfe d'Aqaba, sont devenus en deux ans le terrain de chasse, quasiment invulnérable, du groupe islamique Ansar Beit-Al Maqdess (littéralement « les partisans de Jérusalem »). Une organisation qui a prêté allégeance en novembre 2014 à l'État islamique d'al-Baghdadi.

Opérations de plus en plus meurtrières

Comme ses actions, contrairement à celles de Daesh en Irak ou en Syrie, n'ont pas été des affrontements frontaux avec l'armée égyptienne pour la conquête d'un village ou d'une parcelle de territoire, on y avait jusqu'à présent prêté une attention...

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