Crash à Taïwan : le pilote aurait coupé le moteur qui fonctionnait

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L'ATR 72-600 s'écrase dans la rivière Keelung à Taïwan le 4 février.
L'ATR 72-600 s'écrase dans la rivière Keelung à Taïwan le 4 février.

Panne moteur au décollage ! C'est ce qui peut arriver de pire à un pilote. Lors de cette phase de vol, l'avion demande que les moteurs délivrent la puissance maximale pour quitter le sol, puis pour s'élever le plus rapidement possible. Si on arrête un des deux turbopropulseurs qui équipent les ATR 72-600 comme celui de TransAsia à Taipeh, l'avion continue à voler comme l'exige la certification indispensable pour être autorisé à transporter des passagers. Sur la majorité des avions modernes, les moteurs sont, en effet, surdimensionnés par rapport à une utilisation normale, justement pour faire face à cette situation. Mais le taux de montée de l'ordre de 1 800 pieds/minute (ou 600 m/minute) à pleine puissance est divisé par deux. On imagine le stress de l'équipage alors que les immeubles lui sautent à la figure et ne pourront être survolés. Ils enclavent l'aéroport de Taipeh près duquel s'est produit le crash mercredi. Autre difficulté à gérer, la panne d'un des deux moteurs crée une forte dissymétrie qu'il faut contrer en pesant avec le pied sur le palonnier du côté du moteur en service. Faute de ne pas rétablir la symétrie, la résistance à l'avancement va augmenter. Conséquence, la vitesse de l'avion va dramatiquement chuter. Moteur droit en panne Telle est la situation face à laquelle s'est retrouvé l'équipage du TransAsia du vol GE235. Dans un premier temps, tant que l'avion n'a pas atteint 400 pieds, les alarmes visuelles et...

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