Covoiturage, couchsurfing: comment réduire votre budget vacances

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Ces solutions permettent aux touristes de réduire le coût de leur voyage. Mais les vacances sont aussi l'occasion pour les propriétaires d'un logement, d'une voiture ou même d'un bateau d'amortir leur achat.

Partager pour mieux voyager mais aussi pour mieux rentabiliser. Les vertus de l'économie collaborative ne sont plus à prouver lorsqu'il s'agit de réduire le coût de la facture pour qui cherche un appartement pour un week-end ou un trajet Paris-Lyon. Mais elle permet aussi à qui fait une place à des inconnus dans sa voiture, son logement et même son bateau d'amortir ces achats conséquents. La période estivale, vacances obligent, est l'occasion rêvée de tester toute l'étendue de l'économie collaborative. Petit tour non exhaustif de ce que celle-ci peut vous (r)apporter.

• Louer son logement

Prêt immobilier à rembourser ou loyer à payer, là encore le logement constitue une composante majeure du budget des Français tout au long de l'année. Et c'est particulièrement vrai au moment des vacances, où le prix des locations explose. Louer son appartement sur Airbnb pendant que l'on part se dorer la pilule est devenu tellement prisé que les autorités encadrent de plus en plus l'activité. Pour les propriétaires de villas particulièrement luxueuses, Le Collectionist offre un service dédié.

Bilan : un propriétaire lillois peut espérer tirer environ 500 euros de la location de son T2 durant une semaine en juillet. Pour une villa de luxe sur la Côte d'Azur, le gain peut grimper jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d' euros par semaine de location.

• Partager sa voiture

Essence, entretien, assurance... Le budget consacré à une voiture est conséquent: 5796 euros par an pour une Renault Clio, selon l'Automobile Club. Et la facture peut grimper jusqu'à près de 8000 euros pour un véhicule diesel. Les vacances, avec leur lot de kilomètres parcourus et de péages à payer, pèsent lourd dans le budget. Partager sa voiture le temps d'un trajet avec BlaBlaCarou d'un week-end avec Drivy ou OuiCar, permet de réduire ces coûts. Le premier propose aux conducteurs de monnayer les places libres dans leur véhicule, tandis que le second offre aux propriétaires la possibilité de louer le leur quand ils ne l'utilisent pas.

Bilan : proposer deux places en covoiturage permet au conducteur d'économiser une centaine d'euros sur un trajet Paris-Marseille et environ 200 euros à un propriétaire en louant sa citadine à Paris sur un week-end.

• Amortir son bateau

Certains vacanciers rêvent de naviguer, certains propriétaires de bateau de partager leurs frais. Le marché était tout trouvé pour les nombreux sites qui proposent des locations de bateaux entre particuliers. Certains proposent uniquement de passer la nuit sur un bateau à quai, comme Boatyng. «C'est une autre forme de tourisme, explique Romain Jovet, le cofondateur de la start-up. Les gens peuvent séjourner dans des péniches sur le canal du Midi ou en Île-de-France.» D'autres, comme Vogavecmoi, se concentrent sur la co-navigation. Click & Boat, SamBoat, qui vient de lever 1 million d'euros, ou encore Boaterfly combinent les deux expériences.

Bilan : une semaine de location de son voilier dans la région de Marseille permet au propriétaire d'engranger entre 500 et 600 euros environ.

• Rentabiliser son jet

Les vols en jet privé à des prix défiant toute concurrence fleurissent sur la toile. Un marché concrétisé grâce à l'économie collaborative. De fait, en Europe, il y a entre 300.000 à 400.000 vols par an en jets privés or 30% à 40% de ces vols repartent à vide car l'immobilisation d'un avion coûte plus cher que de le faire repartir vers son point de base. L'idée de départ de Le Jet est donc d'éviter que ces jets ne repartent à vide en proposant des places dans ces appareils de luxe et en mutualisant les coûts en proposant à plusieurs personnes d'acheter une place plutôt que de louer tout l'appareil.

Bilan: à raison de 132 euros les 45 minutes et jusqu'à 1700 euros au-delà de 4 heures de vol, la location de leur appareil peut permettre aux propriétaires les plus fortunés de mettre du beurre dans leurs épinards. Si tant est qu'ils en aient besoin.

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