Courtepaille tient bon dans les turbulences

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Malgré les difficultés que traverse la restauration commerciale, l'enseigne ouvre son 250e restaurant et développe de nouveaux concepts.

Elle a beau être la doyenne des chaînes de restaurant du haut de ses 52 ans et avoir pour emblème un toit de chaume, Courtepaille est une enseigne solide. Alors que le syndicat de la restauration commerciale (SNRTC) annonçait cet été un recul sans précédent de la fréquentation de ses établissements (de l'ordre de 20%) et que le secteur avait perdu 10% de ses emplois en deux ans, la chaîne de restaurants grills maintient ses objectifs de croissance. Elle a inauguré mardi son 250e établissement à Pontarlier (Doubs), maintenant au passage son objectif de disposer de 300 établissements fin 2015. En 2000, la chaîne comptait moitié moins d'adresses.

L'objectif avait été fixé en 2011 au moment du rachat de l'enseigne par Fondations capital. Pour le tenir, Courtepaille a cependant dû faire évoluer son modèle. L'enseigne qui a longtemps privilégié le développement en propre de ses établissements, mise de plus en plus sur la franchise. «C'est l'une de nos priorités, souligne Philippe Labbé, président du directoire de Courtepaille. Nous devrions atteindre 30% de franchisés d'ici trois ans alors que nous en avons moins de 25% actuellement.»

Offre en libre-service

L'expansion de l'enseigne passe aussi par l'innovation. Au-delà de l'emblématique maison ronde, Courtepaille multiplie les établissements en «pied d'hôtel». Au sein de grands groupes hôteliers ou d'établissements indépendants, l'enseigne reprend et modernise des structures de restauration existantes. Un retour aux sources pour une marque qui a longtemps été filiale du groupe Accor et pour lequel les hôteliers représentent la moitié de ses 65 franchisés.

Pour ces derniers, Courtepaille vient d'ajouter une corde à son arc en lançant un concept mêlant service à table et self-service. Lancée jeudi dernier à Saint-Genis-Pouilly (Ain), cette formule permet aux clients de se servir en entrées, desserts et boissons tandis que les grillades sont apportées à table. Une solution qui permet de gagner en rapidité pour le client tout en augmentant le débit et en serrant les coûts pour l'exploitant. D'ailleurs ce concept serait également très bien adapté aux lieux de transit (gares, aéroports, aires d'autoroute) et doit être installé l'an prochain au sein de l'aéroport de Bâle-Mulhouse. L'enseigne vise enfin les restaurateurs indépendants en espérant en convertir certains à la restauration commerciale.

Malgré ce dynamisme, la chaîne reconnaît enregistrer un repli de la fréquentation de l'ordre de 5% et redoute les conséquence du passage de la TVA de 7 à 10%. Par ailleurs son volume d'affaires sous enseigne devrait marquer un léger repli cette année.

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