Course contre la montre pour le retrait de la liste PS dans l'Est

le
0
    STRASBOURG, 8 décembre (Reuters) - Les instances nationales 
du Parti socialiste mènent une course contre la montre pour 
obtenir l'invalidation avant mardi 18h00 de la liste PS en 
Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, dont le leader refuse de se 
retirer malgré l'avance du Front national. 
    Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe 
Cambadélis, et le Premier ministre, Manuel Valls, ont annoncé ce 
retrait, comme cela a été fait dès dimanche soir en 
Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nord-Pas-de-Calais-Picardie, avec 
finalement l'accord des têtes de liste régionales. 
    Mais Jean-Pierre Masseret refuse de se soumettre aux 
injonctions venues de Paris et souligne que tant le PS que 
l'exécutif ont entrepris de contourner l'obstacle. 
    Ces derniers tentent d'obtenir le retrait de la liste par 
désistement de la majorité de ses membres, soit 95 sur 189, 
d'ici mardi soir, date butoir pour le dépôt des candidatures. 
    "Je n'aurai pas le choix (si la manoeuvre réussit-NDLR)", a 
dit Jean-Pierre Masseret à Reuters. "Je ne pourrai plus être 
candidat mais ce sera une décision administrative." 
    Il estime toutefois qu'obtenir le désistement de 95 
co-listiers ne sera "pas simple" et reste sur sa position. 
    "L'évitement ne produit pas de résultats", dit-il. 
    La tête de liste est soumise à forte pression localement. 
    "Même si je mesure la tristesse des militants, je demande à 
Jean-Pierre Masseret de retirer les listes du PS, c'est le seul 
moyen d'être au rendez-vous de la République", a déclaré 
Jean-Yves Le Déaut, conseiller régional et député PS de 
Meurthe-et-Moselle. "Je ne veux pas vivre avec le FN matin, midi 
et soir dans les lycées, dans les centres de formation 
professionnelle." 
    Jean-Yves Le Déaut dit avoir parlé de la question mardi avec 
Manuel Valls mais n'est pas sûr que la démarche aboutisse. 
    "C'est une question de temps. Il faut avoir la totalité des 
personnes (95), les regrouper, et tout ça d'ici 18 heures." 
    La liste dirigée par Jean-Pierre Masseret est arrivée en 
troisième position du premier tour, dimanche, avec 16,11% des 
suffrages, loin derrière celles des Républicains (25,83%) et du 
Front national, qui est en tête avec 36,06% des voix. 
    Les dix têtes de liste et les dix secrétaires fédéraux de la 
région avaient été invités lundi par Jean-Pierre Masseret à 
s'exprimer sur le maintien ou le retrait de la liste. 
    Sept voix seulement avaient prôné le retrait, dont la 
secrétaire fédérale du Bas-Rhin, Pernelle Richardot. 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant