Courbis, un bémol pour débuter

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Courbis, un bémol pour débuter
Courbis, un bémol pour débuter

« La chanson de Rolland » n'a pas encore trouvé d'unisson dans l'orchestre désaccordée montpelliérain. Appelé à la rescousse pour retrouver de l'harmonie et des résultats, Rolland Courbis a échoué dans sa première mission d'entraîneur du MHSC contre Saint-Etienne, vendredi à la Mosson. Une première défaite frustrante qui ne peut plus masquer le degré de lassitude d'un collectif au bord de l'implosion. En choisissant une tactique plutôt prudente (3-5-2) et en martelant le même refrain cette semaine à l'entraînement, l'ancien coach de Bordeaux avait choisi d'apporter des ondes positives pour relancer la machine. Hélas, le bon tempo n'a jamais été trouvé. Entre fébrilité et frilosité, le collectif héraultais a affiché ses faiblesses. Des dissonances flagrantes dans les partitions rendues par les différents joueurs de l'effectif sont apparues une nouvelle fois au grand jour. Sans que l'on sache vraiment si le problème est physique ou psychologique? Car sans faire offense à Montpellier, le Saint-Etienne de vendredi soir n'avait rien d'un foudre de guerre. Tout juste d'un soldat émérite engagé dans un combat de tranchées.

Prochains rendez-vous à Bastia et face à Monaco

Le nouveau chef d'orchestre n'a donc pas trouvé la solution et il faudra plus qu'une semaine de répétition pour rendre la symphonie audible. De retour sur un banc de Ligue 1 huit ans après son départ de l'AC Ajaccio, Rolland Courbis n'a pas encore réussi à transmettre à son groupe l'esprit conquérant d'un match pour la survie. Car c'est le mot qu'il faut désormais employer pour le champion de France 2012, qui ne dispose que de cinq points d'avance sur le premier relégable, Valenciennes. D'autant que les prochains rendez-vous, à Bastia et face à Monaco, ne sont pas de nature à rassurer. La romance entre Louis Nicollin et Rolland Courbis n'est pas une première mais cette fois-ci, le premier baiser n'a pas fonctionné. Gageons que la suite de l'idylle soit plus porteuse de réussite. Pour cela, il faudra un déclic. Un mot si cher quand il s'agit d'évoquer un changement d'entraîneur ou un match charnière dans une saison. Le MHSC n'a cette fois-ci plus le loisir de tergiverser. Chaque match sera une finale à disputer.

Dix rencontres consécutives sans victoire

Depuis le début de saison, les changements de coach n'ont pas franchement été une réussite. Prenons pêle-mêle les exemples d'Hervé Renard à Sochaux, d'Ariël Jacobs à Valenciennes ou de Christian Bracconi à Ajaccio. Aucun n'a pour le moment réussi à inverser la tendance. José Anigo a également mal débuté sur le banc de l'OM après sa défaite contre le Borussia Dortmund. Aujourd'hui, c'est un leitmotiv qu'il faut à Montpellier pour s'en sortir. Un esprit conquérant pour sortir de l'ornière et amorcer une série positive (ndlr : dix rencontres sans victoire). Rolland Courbis sera peut-être l'homme de la situation. Il faudra plus que les 90 minutes de vendredi soir pour s'en faire une idée. Une chose est certaine, c'est qu'il aura besoin de l'appui de Louis Nicollin pour chanter ses louanges. Si les deux hommes ne sont pas sur la même longueur d'ondes ou qu'ils ne distillent pas le même son de cloche aux joueurs, la mayonnaise ne prendra pas. L'accord parfait est si compliqué à obtenir. Qu'il s'agisse de musique ou de ballon rond?

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