Courbis : « Je ne pensais pas le challenge si difficile »

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En cinq mois à la tête du Stade Rennais, Rolland Courbis a échoué dans sa mission de terminer dans les six premières places. Avant d’être remplacé par Christian Gourcuff, l’entraîneur rennais est revenu sur une expérience qu’il ne pensait pas aussi difficile.

Nommé le 20 janvier dernier en remplacement de Philippe Montanier, dans des conditions assez rocambolesques, Rolland Courbis s’est frotté à la dure réalité du Stade Rennais. Celle d’un club ambitieux, qui pense parfois tenir le bon bout avant de rechuter quand on le pense guéri. En cinq mois, l’ancien entraîneur de Montpellier a enchaîné coups d’éclat et galères, avant de connaître une fin de saison catastrophique (un seul point sur les six derniers matchs). Avant de passer le relai à Christian Gourcuff, Rolland Courbis a analysé son passage en Bretagne auprès de Ouest-France.

Courbis : « Quand je dis une connerie, je le reconnais »

« Quand j’arrive, avec l’effectif que je vois de l’extérieur, je me dis "pourquoi pas nous ?" et je fixe le cap : terminer dans les six premiers et pas obligatoirement à la sixième place. Aujourd’hui, je ne dis pas que ça aurait dû obligatoirement arriver mais je maintiens que ça aurait pu arriver, explique l’entraîneur rennais. Début avril, dans cette période où on a un goal-average de +11 après quatre victoires en cinq matchs, si on m’avait dit qu’on allait finir avec un point pris sur les six dernières rencontres, je ne l’aurais pas cru ! Quand je dis une connerie, et ça arrive, je le reconnais. Là, je persiste et je signe : si nous avons depuis janvier tous nos bons joueurs ou au moins 80% de nos bons joueurs bien physiquement, psychologiquement et footballistiquement, on finit plus haut. »

« Il y a beaucoup de choses que je ne referais pas »

Interrogé sur ses éventuels regrets pendant ces cinq mois passés sur le banc des Rouge et Noir, Rolland Courbis assure pouvoir replonger dès demain en cas de besoin. Mais le technicien de 62 ans reconnait avoir été éprouvé par le sprint final. « Je ne pensais pas le challenge aussi difficile. Ceci dit, si c’était à refaire, je suis tellement passionné que je le referais ! (sourire). Par contre, il y a beaucoup de choses que je ne referais pas… Certaines compositions d’équipe du sprint final me laissent des regrets. Je ne peux pas avoir la certitude qu’avec d’autres, on aurait réussi. Mais vu l’horrible sprint final, ça n’aurait sans doute pas pu être pire… » Dans quelques jours, Christian Gourcuff succèdera officiellement à Rolland Courbis, qui avait assuré samedi dernier, après la défaite contre Bastia (0-2), vouloir s’entretenir avec son successeur pour le mettre dans les meilleures dispositions possibles.
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