Cour suprême : Obama met les républicains au défi

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Barack Obama annonce Merrick Garland, son nominé à la Cour Suprême, le 16 mars 2015 à Washington.
Barack Obama annonce Merrick Garland, son nominé à la Cour Suprême, le 16 mars 2015 à Washington.

En choisissant de nommer Merrick B. Garland, Barack Obama entre discrètement dans la campagne électorale.

Une guerre de position s’est ouverte à Washington, mercredi 16 mars en fin de matinée, lorsque le président Barack Obama s’est avancé vers le pupitre installé dans le Rose Garden de la Maison Blanche encadré par le vice-président Joe Biden et le juge Merrick Garland. C’est en effet ce membre éminent de la prestigieuse Cour d’appel du District de Columbia que M. Obama a choisi pour remplacer le conservateur Antonin Scalia, pilier de la Cour suprême décédé le 13 février. Pour intégrer la plus haute instance judiciaire américaine, le juge doit cependant obtenir l’aval du Sénat.

Quelques heures après les interventions du président et de son candidat, un instant paralysé par l’émotion, le chef républicain de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell, a fait valoir sa lecture des institutions. Il estime en effet que « le peuple américain doit avoir son mot à dire dans la sélection du prochain juge ». Le sénateur du Kentucky s’est entretenu au téléphone avec Merrick Garland dans l’après-midi en répétant qu’il ne le recevra même pas.

M. McConnell juge que M. Obama est trop proche du terme de son mandat, et conteste donc au président la capacité d’user de ses pouvoirs constitutionnels. L’argument du sénateur se heurte à un précédent. Le juge Anthony Kennedy a pu être proposé par un président républicain, Ronald Reagan, et accepté par un Sénat démocrate en pleine année électorale, en 1988. « Un président ne s’arrête pas de travailler la dernière année de son mandat », a ajouté mercr...

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