Coupe du Monde : Pour le Japon, 2019 c'est déjà maintenant

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Coupe du Monde : Pour le Japon, 2019 c'est déjà maintenant
Coupe du Monde : Pour le Japon, 2019 c'est déjà maintenant

Alors que le stade olympique de Tokyo ne sera pas prêt avant 2020, les Japonais veulent démontrer qu'il faut compter sur eux pour leur Mondial en 2019, mais également cette année en Angleterre.  

145-17. C’est la fessée que prenait le Japon il y a vingt ans face aux All-Blacks. Un triste record qui reste encore à ce jour la plus grosse défaite en Coupe du Monde. Le Japon n’est pas une référence du rugby : avec une seule victoire et deux nuls en sept participations au Mondial, le bilan est famélique. Mais malgré tout, le pays du Soleil-Levant reste incontesté en Asie, en attestent ses sept titres d’affilée sur la scène continentale. Les « Cherry Blossoms » (Fleurs de cerisier, ça ne s’invente pas) ont donc des ambitions et veulent montrer qu’ils savent, eux-aussi, jouer au rugby.

Une poule ouverte

L’objectif principal pour cette nation reste bien entendu la prochaine Coupe du Monde qui commence le 18 septembre, en Angleterre. Dans sa poule B, la plus ouverte des quatre, le Japon va croiser des visages familiers. Les Nippons retrouveront en effet les Samoa ou encore les Etats-Unis qu’ils jouent régulièrement à l’occasion de la Pacific Nations Cup. Mais avant de penser à une éventuelle qualification, les Cherry Blossoms voudront d'abord mettre fin à une série de 24 années sans victoire en Coupe du Monde. « Nous essayons de nous préparer au mieux à l’image des grandes nations, déclarait ainsi le sélectionneur Eddie Jones dans une interview à World Rugby. Nous avons toutes les chances pour gagner des matchs à la Coupe du Monde ». Il avait alors annoncé une liste de 40 joueurs le 5 janvier dernier tandis que, en comparaison, Philippe Saint-André n'avait fait sa sélection que le 19 mai.

Le défi d’Eddie Jones

Eddie Jones, le sélectionneur japonais, n’est pas moins qu’un finaliste de la Coupe du Monde 2003 avec l’Australie. Et pour lui, ce qui l’attend en Angleterre est un gros défi : « Je suis plus vieux et j’ai plus d’expérience, mais je sens encore plus de pression avec le Japon que j’en avais en 2003 avec les Wallabies. » Cette pression est aussi celle de la prochaine Coupe du Monde dont l’organisation a été confiée…au Japon, justement. Une volonté à l'époque de feu l'IRB d’exporter le rugby à travers le monde, faisant toujours débat aujourd'hui. D'autant que, alors que les travaux devaient débuter, le premier ministre nippon a décidé de retarder le nouveau Stade olympique de Tokyo, jugé trop cher. Une annonce qui a mis le World Rugby dans l’embarras, se retrouvant orphelin d’un stade flambant neuf de 80 000 places. En pleine tempête, Eddie Jones doit donc jouer avec ses instances qui attendent des performances, avant une possible destitution du statut de pays hôte, synonyme de qualification directe pour le prochain mondial. Sauver sa tête passerait par un véritable exploit alors que l’on parle déjà d’un certain Fabien Galthié pour le remplacer à l’issue de la compétition.

 

Yannick O'Conor

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