Coupe du monde de football 2022 : le Qatar reconnait la mort d'un ouvrier 

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Coupe du monde de football 2022 : le Qatar reconnait la mort d'un ouvrier 
Coupe du monde de football 2022 : le Qatar reconnait la mort d'un ouvrier 

Pour la première fois, le comité organisateur de la Coupe du Monde de foot 2022, au Qatar, a confirmé le décès d'un ouvrier sur le chantier d'un des huit stades neufs ou rénovés qui vont accueillir la compétition. Alors que des ONG comme Amnesty international ont déjà dénoncé à plusieurs reprises les conditions de travail, le comité a annoncé «une enquête approfondie» sur les circonstances de cet accident. La victime, dont ni l'âge ni la nationalité n'ont été dévoilées, travaillait sur le chantier de construction du stade Al Wakrah, à 15 kilomètres au sud de la capitale Doha, à l'est du pays. Il aurait été heurté par un camion. Ce stade d'une capacité de 40 000 places, qui évoque les voiles d'un bateau traditionnel Qatari, doit être livré en 2018. 

 

«Les autorités compétentes et la famille du défunt ont été immédiatement informées», a expliqué le comité d'organisation, en assurant apporter «tout le soutien nécessaire à la famille». Selon les responsables qatari, c'est le premier décès survenu sur l'un des sites de la Coupe du Monde. Le comité avait reconnu en février la mort de deux travailleurs indiens mais «sans rapport avec leur travail» : il s'agissait d'un peintre et d'un chauffeur d'engin qui auraient fait un arrêt cardiaque. En outre, le comité a reconnu que six personnes ont été blessées ces derniers mois sur les chantiers.  

 

Depuis plusieurs mois, des ONG dénoncent les condtions de travail des ouvriers, qui viennent principalement d'Asie. En mars, une enquête d'Amnesty international a révélé que plus d'un centaine de travailleurs migrants employés sur un des stades avaient souffert d'abus flagrants et systématiques, y compris de travail forcé. D'autres détracteurs ont affirmé que 1 200 travailleurs étaient décédés, ce qui a été nié catégoriquement par les autorités qataries. 

 

Amnesty dit avoir enquêté sur une période d'un an, jusqu'à février ...

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  • Neova il y a un mois

    Et dire que nos footballeurs, s'ils sont qualifiés, iront fouler la pelouse de ce stade bâti par des esclaves qui y auront perdu la vie