Coupe du monde 2014 - Uruguay : le poil à gratter

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Luis Suárez est un héros national en Uruguay depuis le quart de finale du Mondial 2010 contre le Ghana.
Luis Suárez est un héros national en Uruguay depuis le quart de finale du Mondial 2010 contre le Ghana.

C'est l'histoire de la souris qui terrorise l'éléphant à la sauce football. L'Uruguay, petit pays d'à peine 3,3 millions d'habitants, fait angoisser le mastodonte brésilien depuis 1950. Cette année-là, la Celeste terrasse 2-1 la Seleçao en Coupe du monde au stade Maracanã de Rio de Janeiro à l'issue d'un match comptant pour la victoire finale. Derrière, c'est tout un peuple brésilien qui tombe dans la démence et la dépression. Deuil national de plusieurs jours, suicides de supporteurs, joueurs bannis, le marasme est total, comme si une catastrophe nucléaire avait touché le pays. Mais l'Uruguay, ce n'est pas seulement ce statut d'épouvantail à l'encontre des Auriverdes qui en ont toujours peur plus d'un demi-siècle après. Cette nation a été la première à organiser un Mondial (en 1930) et a régné sur le football au début du XXe siècle avec notamment deux titres olympiques en 1924 et en 1928. Au regard de la taille du pays (superficie de 176 220 km2, soit six fois plus petit que la France) et de sa démographie modeste, il n'y a pas d'équivalent aussi performant. Toutefois, après cet âge d'or, l'Uruguay est rentré dans le rang. La Celeste est certes présente à différentes éditions, mais on est bien loin des performances des années 1930 ou de 1950. Les eighties offrent néanmoins une belle génération au pays menée par Enzo Francescoli (l'idole de Zidane), Pablo Bengoechea et Ruben Sosa. Deux Copas America (en 1983 et 1987) vont ainsi...

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