Coupe du monde 2014 : la fièvre du Mondial saisit Pyongyang

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Des Nord-Coréens soutiennent leur équipe au stade de Pyongyang, lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2006.
Des Nord-Coréens soutiennent leur équipe au stade de Pyongyang, lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2006.

Dans la tiédeur de la nuit de juin, l'obscurité de Pyongyang scintille d'inhabituels halos de lumière. Chaque soir, des foules d'hommes, souvent en uniforme, s'agglutinent devant des écrans géants installés à certains points névralgiques de la capitale nord-coréenne. Cette année, les habitants du pays le plus isolé de la planète ont eux aussi le droit de s'abreuver aux délices de la fête mondiale du foot, au Brésil. Pour la première fois, les principaux matches de la Coupe du monde sont retransmis par la télévision d'État, bien que l'équipe nationale ne soit pas qualifiée. Une largesse accordée par le "leader suprême" Kim Jong-un, qui a fait du sport une arme politique pour affermir son pouvoir absolu. La télévision diffuse les grands matches du Mondial... mais avec au moins 24 heures de décalage. Régime stalinien oblige. Il s'agit en fait de résumés d'environ cinquante minutes des plus belles actions des matchs, selon le quotidien sud-coréen Joongang Ilbo. Les 23 millions de Nord-Coréens ont pu se régaler d'Espagne-Pays-Bas ou de Brésil-Croatie devant leur poste ou assis dans la rue, comme le rapportent des images tournées par la télévision chinoise CCTV. Dans un coin de l'écran retransmettant, un petit logo est brouillé. Il s'agit de celui de la chaîne sud-coréenne d'où proviennent les images. Le Mondial ne suffira pas à abattre le 38e parallèle. Mais la Corée du Nord n'a pas piraté les images : elle a obtenu le...

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