Coupe du monde 2014 - Italie : le football intelligent

le
0
Pippo Inzaghi et Roberto Baggio célèbrent un but inscrit contre l'Autriche lors du Mondial 1998.
Pippo Inzaghi et Roberto Baggio célèbrent un but inscrit contre l'Autriche lors du Mondial 1998.

L'Italie vit une idylle passionnée avec le Mondial. Pas comme un Brésil qui a dû ramer jusqu'en 1958 pour séduire Madame Coupe du monde. Pas comme l'Allemagne qui fait pleurer constamment les autres courtisans pour flirter avec elle. Pas comme l'Argentine, l'Uruguay, l'Espagne ou la France qui sont en mode coup d'un soir (voire deux pour les deux pays sud-américains un peu plus impliqués dans la romance). Non, l'Italie et la Coupe du monde sont tombées amoureuses dès leur premier rendez-vous en 1934 avec le fascisme mussolinien pour organiser le rencard et arbitrer ce coup de foudre. Certes, il existe des témoins plus respectables que ce régime dictatorial, mais les faits sont là. Le Mondial est indissociable de l'Italie avec le fascisme au départ. Toutefois, les Transalpins vont ensuite bien entretenir cette offrande. Si les Anglais ont inventé le ballon rond, si les Brésiliens l'ont embelli avec leur classe, la Squadra Azzurra a, elle, intégré au football ce qui manque à la majeure partie des autres sports bien souvent aseptisés et gangrenés par un fair-play moralisateur : du vice. Une équipe que l'on aime détester L'Italie est une équipe que l'on aime détester, mais pas de la même manière que les Allemands, plus perçus comme des bourreaux sans pitié. Les Transalpins ont souvent gagné une finale non pas parce qu'ils étaient les plus forts, mais parce qu'ils étaient les meilleurs pour gérer mentalement l'événement et tous les aléas...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant