Coupe de la Ligue: l'ASSE veut garder la tête froide

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SAINT-ÉTIENNE VEUT GARDER LA TÊTE FROIDE
SAINT-ÉTIENNE VEUT GARDER LA TÊTE FROIDE

par Olivier Guillemain

SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Les Verts ont conscience qu'ils seront les grands favoris samedi au coup d'envoi de la finale de la Coupe de la Ligue face à Rennes mais hors de question de jouer les fanfarons avant d'avoir le trophée entre les mains.

Invité à s'exprimer vendredi à la veille du grand rendez-vous du Stade de France, le capitaine de Saint-Etienne, Loïc Perrin, a même poussé la superstition jusqu'à refuser de toucher la coupe, pourtant placée à quelques centimètres de lui.

"Il y a des images qui passent dans nos têtes, c'est certain, mais on ne va pas jouer cette finale dans nos têtes avant d'entrer sur le terrain. Ce serait une erreur", a dit à la presse le défenseur stéphanois.

"Ce n'est qu'un rêve, il faut maintenant le réaliser", a-t-il ajouté tout sourire, sans même jeter un regard au trophée.

Quatrièmes du championnat, les Verts s'apprêtent à jouer une équipe bretonne en plein doute, dixième au classement et qui n'a plus gagné depuis plus de deux mois.

Si les Verts disent ne pas ressentir de pression particulière à l'heure d'aborder ce match en position de force, promis, juré, le fol engouement qui les accompagne depuis plusieurs semaines ne les perturbera pas non plus.

"On sait que tout le monde attend que l'on gagne un titre depuis très longtemps (1981, NDLR). Mais ce n'est pas pour autant que cela nous met la pression. Cela doit nous pousser, nous aider à gagner. On est heureux qu'une bonne partie de la France soit derrière nous", a expliqué Loïc Perrin.

"C'EST GRÂCE AUX AÎNÉS"

"Et puis vous savez, cela reste de la bonne pression. Surtout quand on a connu des matches pour le maintien lors d'une dernière journée de championnat, comme cela m'est déjà arrivé", a-t-il poursuivi.

"Je m'attendais à cet engouement car après la demi-finale, tous les Stéphanois voulaient venir au Stade de France. Tant mieux, à Saint-Etienne, les gens vivent pour le foot. La ville va s'arrêter demain à 21 heures."

Pour son entraîneur Christophe Galtier, il est hors de question de voir dans cette ferveur verte un quelconque "fardeau".

"Il faut accepter et prendre l'engouement avec beaucoup de joie, de bonheur. De là à dire qu'il y aura de la pression, non. On a tout fait lors des tours précédents pour venir ici, il faut que cela soit que du bonheur", a estimé le technicien.

Pour continuer dans son entreprise de dédramatisation de l'enjeu, Christophe Galtier a expliqué que si les Verts étaient si populaires à la veille de cette finale, ce n'était pas vraiment à cause de son équipe en tant que telle.

"Qu'une grande partie de la France soit derrière nous ? Ce n'est pas une impression, je le constate, mais ce n'est pas grâce à nous, c'est grâce aux aînés", a-t-il noté.

"C'est grâce à une génération qui a fait rire et pleurer les Français. J'espère qu'on en sera les dignes héritiers mais on ne doit pas croire qu'on a de la pression par rapport à ça. Il faut que cela soit un moteur. Quand vous êtes stéphanois, vous avez des devoirs."

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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