Coupe de la Ligue: Brandao délivre l'OM au bout de l'ennui

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L'OM REMPORTE LA COUPE DE LA LIGUE
L'OM REMPORTE LA COUPE DE LA LIGUE

par Gregory Blachier

SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis (Reuters) - L'Olympique de Marseille a remporté samedi la Coupe de la Ligue pour la troisième fois consécutive en battant l'Olympique lyonnais 1-0 après prolongation grâce à Brandao, au terme d'une finale particulièrement terne.

L'unique but de la rencontre a été inscrit à la 105e minute par le Brésilien, entré quelques minutes auparavant et qui permet à l'OM de se qualifier pour la prochaine Ligue Europa.

L'OM, qui végète à une piètre neuvième place en Ligue 1, met fin à une série de 12 matches sans victoire toutes compétitions confondues grâce à un succès mérité qui devrait le réconcilier avec ses supporters, nombreux et plus bruyants que les Lyonnais.

"Le mérite en revient bien évidemment aux joueurs (...) C'est une grande fierté pour moi", a réagi l'entraîneur olympien Didier Deschamps en conférence de presse.

"Tous les titres sont beaux. C'est difficile de gagner des titres. C'est le sixième en trois ans, ce n'est pas rien, ça fait une moyenne de deux par saison, y'a de quoi être fier", a ajouté l'homme qui a permis à l'OM de gagner à nouveau après 17 ans de disette entre 1993 et 2010.

Lyon, à ne pas vouloir jouer, a laissé échapper de son côté l'opportunité de remporter son premier trophée depuis 2008, mais reviendra à Saint-Denis dans deux semaines pour affronter Quevilly (National) en finale de la Coupe de France.

"On n'a pas atteint le niveau de jeu espéré, on a été timoré, on a commis trop d'erreurs. Marseille a bien su nous presser, ne nous a jamais laissé jouer", a reconnu l'entraîneur lyonnais Rémi Garde en conférence de presse.

"On a pris quelques revers difficiles cette saison mais on a toujours rebondi. Je fais confiance à mon groupe, on a encore deux objectifs", a-t-il ajouté, évoquant la Coupe de France mais aussi la course à la troisième place de Ligue 1, qualificative pour les barrages de la Ligue des champions.

A la veille du match, le défenseur marseillais Rod Fanni avait espéré que cette finale soit un "soleil" dans la nuit olympienne.

Longtemps, le football a pourtant été éclipsé de cette rencontre dont la lumière est finalement venue par Brandao, déjà buteur décisif en demi-finale face à Nice.

Le Brésilien, à la lutte avec Samuel Umtiti sur une passe de Benoît Cheyrou s'est montré le plus prompt pour récupérer le ballon et battre Hugo Lloris d'une frappe puissante passée entre les jambes du gardien de l'équipe de France.

"Il n'a pas des qualités techniques au-dessus de la moyenne mais il a un mental, une confiance en lui et il marque quelques buts importants", a souligné Deschamps qui l'a fait revenir d'un prêt au Brésil en janvier dernier.

UN TIR CADRÉ...

Si le duel entre le gardien des Bleus et son remplaçant, Steve Mandanda, était attendu, leurs partenaires ne se sont pas employés à les faire briller, les 90 premières minutes n'ayant accouché que d'un maigre tir cadré.

De la première période, il n'y a rien eu à retenir ou presque, rythmée qu'elle a été par les coups de sifflet d'un arbitre intransigeant et pour le reste d'un ennui profond.

Face à un OL très regroupé et vraisemblablement disposé à n'opérer qu'en contre, Marseille a tenu le ballon sans toutefois porter le danger devant le but de Lloris.

Mais ce ne sont pas tant les défenses qui ont privé les attaquants de munitions que l'absence de mouvement et la multiplication des approximations techniques de part et d'autre.

Seul un mouvement collectif marseillais conclu par une reprise contrée de Benoît Cheyrou (18e) et un timide sursaut à cinq minutes de la pause, sur des tentatives individuelles de Loïc Rémy d'un côté, Michel Bastos et Lisandro Lopez de l'autre, ont égayé 45 minutes sans aucun tir cadré.

Repartie sur les mêmes bases, la deuxième période s'est animée autour de l'heure de jeu, moment choisi par Marseille pour élever enfin le rythme.

Mais, ni une succession de têtes à la suite d'un corner, ni une frappe enroulée de Mathieu Valbuena dans la continuité de l'action n'ont inquiété Lloris.

La première et seule occasion franche du temps réglementaire est intervenue à la 63e sur une tête à bout portant de Morgan Amalfitano que le gardien lyonnais détournait sur son poteau.

La suite du match a été à l'avenant et quand Bafétimbi Gomis a enfin trouvé le cadre et les filets à un quart d'heure de la fin, il revenait d'une position de hors-jeu.

La prolongation fut un peu plus conforme à l'esprit d'un match dont un vainqueur doit émerger quoi qu'il arrive et Lyon, cette fois, a proposé davantage, se créant deux occasions par Gomis, dont la frappe non cadrée n'a pas trouvé preneur puis par Jimmy Briand, bien lancé côté droit mais qui a frappé au-dessus du but (103e).

Brandao a finalement délivré l'OM qui aurait pu doubler la mise dès la reprise sur une tête d'Andre Ayew magnifiquement sortie par Lloris. Lyon, lui, a été trop timide jusqu'au bout.

Edité par Pascal Liétout

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