Coupe de France: Lyon élimine le PSG en quarts de finale

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PARIS (Reuters) - Le Paris Saint-Germain a laissé filer mercredi l'un de ses objectifs de la saison, la Coupe de France, en s'inclinant en quarts de finale de l'épreuve face à Lyon (3-1), une rencontre synonyme de première défaite pour le club de la capitale depuis près de trois mois et demi.

Le dernier revers du PSG remontait au 1er décembre dernier, en Europa Ligue, face au Red Bull Salzbourg (2-0).

Solides leaders de la Ligue 1, les hommes de Carlo Ancelotti, qui n'avait encore jamais perdu depuis sa prise de fonctions en janvier, ont cédé face à des Lyonnais attentistes et beaucoup plus réalistes que les Parisiens.

D'abord menés au score à la suite d'un penalty transformé par Nenê, les joueurs de l'OL ont réagi coup sur coup grâce à Kim Källström (25e) et Lisandro Lopez (39e) en première mi-temps. En toute fin de rencontre, un penalty de Bafétimbi Gomis a définitivement scellé le sort de la rencontre (90e+2).

Pour les demi-finales, le tirage au sort effectué après ce dernier match a désigné Lyon comme adversaire du Gazélec, qui recevra. Quevilly aura lui aussi l'avantage du terrain face à Rennes. Les matches se joueront les 10 et 11 avril.

Après une entame de jeu brouillonne de part et d'autre, ponctuée de gestes techniques manqués et de passes approximatives, le PSG a pris les commandes du match à la 19e minute de jeu en marquant sur un penalty contestable.

Sifflée à la suite d'une main peu évidente du défenseur lyonnais Samuel Umtiti aux abords de sa surface de réparation, la sentence a été exécutée par Nenê, qui, sans trembler, a pris le gardien de l'équipe de France Hugo Lloris à contre-pied.

Comme si les hommes de Rémi Garde refusaient la décision de l'arbitre, Clément Turpin, ceux-ci se sont chargés de réparer eux-mêmes cette erreur de jugement en égalisant à peine six minutes plus tard, sur un coup franc en pleine lucarne, signé Kim Källström (25e).

Avec la mainmise sur le jeu mais un manque d'efficacité chronique de leur attaquant de pointe Kévin Gameiro (33e et 38e), les Parisiens se sont fait surprendre une deuxième fois juste avant la mi-temps, grâce à un but du capitaine lyonnais Lisandro Lopez (39e).

A la réception d'un centre fuyant venu de la gauche et signé Kim Källström, l'attaquant argentin, libre de tout marquage, est venu tromper de près Nicolas Douchez, la doublure du titulaire habituel de la cage parisienne, Salvatore Sirigu.

Déterminés à ne pas déposer les armes, les Parisiens se sont rués à l'attaque dès le début de la deuxième période, bien aidés par l'entrée en jeu de leur stratège argentin, Javier Pastore.

Le premier à sonner la charge fut Christophe Jallet, l'homme providentiel du dernier match en championnat à Caen (2-2), qui d'une superbe reprise de volée, a obligé Hugo Lloris à la parade (50e).

Puis vinrent les tentatives, vaines aussi, de Blaise Matuidi (60e), de Javier Pastore (62e), qui plongèrent le public du Parc des Princes dans une crise de nerf permanente.

Les palpitations cardiaques se sont accélérées encore lorsque Lisandro Lopez, bien servi par Bafétimbi Gomis, a manqué la balle du KO pour Lyon dans un but ouvert et sans gardien, Nicolas Douchez étant resté sur ses appuis (67e).

La domination stérile des Parisiens, face à des Lyonnais patients, a fini par envenimer la rencontre avec une série de cartons distribués en fin de rencontre côté parisien.

Symbole de cette nervosité, la partie s'est achevée par un faute grossière de Christophe Jallet sur Michel Bastos, sanctionnée par un penalty, transformé par Bafétimbi Gomis (90e+2).

Olivier Guillemain, édité par Jean-Philippe Lefief

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  • bibopyes le vendredi 23 mar 2012 à 07:13

    Alors Paris on a des faiblesses ?