Coupe de France: Lyon brise le rêve des amateurs de Quevilly

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Coupe de France: Lyon brise le rêve des amateurs de Quevilly
Coupe de France: Lyon brise le rêve des amateurs de Quevilly

par Olivier Guillemain

SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Lyon a brisé samedi soir le rêve de Quevilly de devenir le premier club de football amateur à remporter la Coupe de France en s'imposant en finale de l'épreuve pour la cinquième fois de son histoire (1-0).

Malgré leur immense courage et le soutien sans équivoque du public du Stade de France, les pensionnaires de National (3e division) ont été croqués par des Lyonnais appliqués, soucieux de sauver une saison en dents de scie et de remporter leur premier trophée depuis quatre ans.

L'unique but de la rencontre a été inscrit par l'attaquant argentin Lisandro Lopez (28e) et permet ainsi aux Lyonnais d'être qualifiés pour la prochaine Ligue Europa, en attendant la fin du championnat où ils pointent actuellement à la quatrième place.

Lyon avait déjà soulevé le trophée de la Coupe de France à quatre reprises avant samedi: en 1964, 1967, 1973 et 2008, sur le même score de 1-0 face au Paris Saint-Germain.

Avec une certaine mesure malgré l'émotion, l'entraîneur lyonnais Rémi Garde a eu immédiatement des mots à l'adresse de ses adversaires du soir, qu'il a tenu à féliciter.

"Je voudrais rendre hommage à cette équipe de Quevilly. Je l'avais dit avant et ce n'était pas de la fausse modestie. Je pense qu'on les a respectés, on les a pris au sérieux et on a eu raison car on a souffert un peu", a-t-il analysé à chaud.

"J'ai mis un peu de temps à réaliser après le coup de sifflet final. C'est une très belle performance. Gagner la Coupe de France c'est un très beau moment, très particulier dans la vie d'un club", a ajouté Rémi Garde dont c'est le premier titre en tant qu'entraîneur.

Du côté des valeureux perdants, l'entraîneur Régis Brouard a balayé toute idée de tristesse, préférant mettre en avant les performances de ses hommes dans cette Coupe de France 2012, au cours de laquelle ils ont éliminé notamment Marseille et Rennes aux tours précédents.

"Il n'y a pas lieu d'être triste ou déçu. Nous avons fait avec les moyens et voilà. Lyon était plus fort que nous. On a la sensation qu'on est passé près mais en fait, on en était très loin", a reconnu le technicien normand.

"Ce n'est pas une déception même s'il y a une part de frustration qui est présente. Je voudrais tirer un grand coup de chapeau à Lyon. C'est la plus belle équipe qu'on a rencontrée dans notre parcours. Donc vraiment, un grand bravo à cette équipe lyonnaise", a-t-il ajouté.

TOUT PRÈS ET SI LOIN D'UN EXPLOIT

Au vu du scénario de la rencontre, Régis Brouard a raison.

Après dix premières minutes où les habitués du National ont fait quasiment jeu égal avec leurs adversaires professionnels, les Lyonnais ont commencé à poser petit à petit le pied sur le ballon.

Et c'est l'attaquant argentin Lisandro Lopez, qui après un contrôle orienté de grande classe, s'est mis le premier en évidence en expédiant une frappe tendue sur le poteau droit de Quevilly, pour faire trembler le Stade de France (12e).

Déterminés à faire plier rapidement la défense normande, les hommes de Rémi Garde se sont s'abord heurtés à un mur de solidarité à l'image du sauvetage sur sa ligne de l'attaquant Frédéric Weis, sur une frappe d'Alexandre Lacazette (24e).

Mais à force de plier, Quevilly a fini par rompre juste avant la demi-heure de jeu.

A la lutte au ballon côté droit, Alexandre Lacazette est parvenu à s'extirper de son marquage pour adresser un centre en retrait parfait au niveau du point de penalty, avec à la réception le pied droit de Lisandro, intraitable à la finition (28e).

Quelque peu sonnés par cette ouverture du score et souvent incapables de construire du jeu malgré de bonnes intentions, les Hauts-Normands ont frôlé le 2-0 juste avant la pause, sur une double action manquée de Yoann Gourcuff et de Bafétimbi Gomis (37e).

Au retour des vestiaires, les septuples champions de France ont continué à presser haut les joueurs de Régis Brouard avec à la clé une action encore brûlante sur le but de Yassine El Kharroubi, sauvé par sa barre transversale après une frappe contrée d'Alexandre Lacazette (50e).

Conscients qu'ils ne joueraient peut-être qu'une fois dans ce stade où l'équipe de France a écrit la plus belle page de son histoire, les Quevillais ont sonné le tocsin dans le quart d'heure suivant en obligeant enfin Hugo Lloris à la parade, sur une frappe lourde et cadrée d'Anthony Laup qui a heurté le haut de la transversale (66e).

Dans une fin de rencontre hachée où les amateurs ont baissé le pied, les Lyonnais ont failli tuer tout suspense à la 86e minute de jeu.

Parti tout seul en pointe, Jimmy Briand s'est en effet présenté seul devant le portier normand avant de voir sa frappe repoussée.

Mais il était écrit que le petit ne mangerait pas le gros samedi soir au Stade de France, où les sourires lyonnais avaient du mal à masquer la détresse de leurs adversaires.

Edité par Simon Carraud

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