Coupe de France: la dernière chance de Bordeaux

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LA COUPE DE FRANCE, DERNIÈRE CHANCE DE BORDEAUX
LA COUPE DE FRANCE, DERNIÈRE CHANCE DE BORDEAUX

par Claude Canellas

BORDEAUX (Reuters) - Bordeaux n'a plus grand chose à espérer en Ligue 1 mais il lui reste encore un espoir de briller d'ici la fin de saison et d'arracher une qualification européenne avec la Coupe de France, à condition de s'imposer mardi en demi-finale à Troyes.

Les Girondins ont atteint les huitièmes de finale de la Ligue Europa cette année après avoir fini cinquième de Ligue 1 l'an dernier.

Cette saison, pour avoir abandonné beaucoup trop de points en route, ils ne figurent qu'au neuvième rang du championnat à trois journées de la fin, avec 25 points de retard sur le leader, le Paris Saint-Germain.

Leur seul espoir d'être européen passe donc désormais par la Coupe de France où, en cas de victoire face à Troyes, ils seraient confrontés au vainqueur de la deuxième demi-finale prévue mercredi entre Evian Thonon-Gaillard et Lorient.

Mais d'ici-là, il faudra d'abord aller s'imposer à Troyes dans une compétition où Bordeaux, qui a gagné trois fois la Coupe de la Ligue récemment (2002, 2007, 2009), n'a plus levé le trophée depuis 1987.

Le gardien de but Cédric Carrasso a le plus d'expérience en ce domaine et sait que tout y est irrationnel.

"Des demi-finales de Coupe de France, j'en ai connu trois déjà et le scénario est différent à chaque fois. J'en ai gagné deux à domicile avec Marseille, j'en ai perdu une à la maison avec Toulouse contre un club de Ligue 2, Guingamp", dit le portier international.

"PAS DE VÉRITÉ"

"Il n'y a pas de vérité, on sait qu'à ce niveau-là c'est du 50-50. Il faut se préparer, c'est le match qui va rythmer notre fin de saison."

Le parcours de son équipe dans cette compétition n'est pas fait pour le rendre serein, beaucoup de succès ayant été obtenus à l'arraché et parfois contre le cours du jeu, à l'image d'une saison difficile.

"C'est bizarre, c'est la première fois que je vois une Coupe comme ça où ça n'est pas net. D'habitude, tu as des victoires nettes. Là, tu as une mi-temps ratée à Lens (3-2), derrière tu fais des choses bien et tu te mets la pression jusqu'au bout. A Raon-L'Etape (2-2, 5-3 aux tirs au but), c'était assez compliqué. Châteauroux, on doit perdre et on gagne à la fin, Moulins pareil (2-1). Le parcours est bizarre", résume-t-il.

Souvent auteur d'arrêts décisifs qui ont permis à son équipe de ne pas sombrer, Carrasso souligne qu'il a pris "deux buts à chaque fois".

"Donc il va falloir marquer des buts, et ne pas en prendre, ça sera compliqué", prévient-il.

Pour cette rencontre, Benoît Trémoulinas, Grégory Sertic et Nicolas Maurice-Bellay feront leur retour, tout comme Ludovic Obraniak et Cheick Diabaté, deux des forces offensives de l'équipe, longtemps incertains avant d'être retenus dans le groupe annoncé lundi en fin d'après-midi.

A Troyes, qui a disputé une seule finale dans cette compétition en 1956 perdue 3-1 face à Sedan et qui a échoué lors de sa dernière demi-finale en 2001 face à Amiens (0-0 et 4-2 aux tirs au but), les esprits sont encore tournés vers la Ligue 1 et l'espoir du maintien malgré la 19e place.

SANS THURAM

L'entraîneur Jean-Marc Furlan, ancien joueur professionnel formé aux Girondins de Bordeaux, a laissé entendre qu'il pourrait aligner l'équipe victorieuse d'Evian Thonon-Gaillard le week-end dernier (1-0), à l'exception du gardien de but, Mathieu Dreyer remplaçant Yohann Thuram comme lors de chaque match de Coupe de France.

La deuxième demi-finale mettra aux prises Evian Thonon-Gaillard, qui a éliminé le Paris Saint-Germain en quart de finale aux tirs au but, et Lorient, tombeur au tour précédent de Saint-Etienne, à Geoffroy-Guichard.

En Ligue 1, Evian tente d'éviter la relégation. Le club pointe actuellement au 18e rang, en position de premier relégable avec 34 points, un de moins que Nancy.

Battus 1-0 à Troyes, les Hauts-Savoyards sont condamnés à remporter leurs trois derniers matches pour se maintenir parmi l'élite et poursuivre leur parcours en Coupe de France leur donnerait certainement un surcroît d'énergie pour la dernière ligne droite.

Lorient, de son côté, se trouve bien au chaud en championnat, avec une huitième place à trois journées de la fin de la saison, avec 50 unités, une de plus que Bordeaux.

Les "Merlus" restent sur une défaite à Sochaux mais rêvent de retrouver le Stade de France où ils avaient soulevé la Coupe en 2002, année où le club breton avait également disputé la finale de la Coupe de la Ligue.

Avec Chrystel Boulet-Euchin à Paris, édité par Julien Prétot

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