Coupe de France: Epinal se paye Lyon, le tenant du titre

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PARIS (Reuters) - L'Olympique lyonnais, co-leader de la Ligue 1 et tenant de la Coupe de France, s'est fait éliminer dimanche aux tirs au but dès son entrée en lice, en 32es de finale, par un club de troisième division, Epinal.

Jamais le tenant du trophée n'avait quitté l'épreuve aussi tôt depuis 1998, année où Nice s'était fait surprendre en 32e de finale par Toulon.

Tous les clubs de Ligue 1 engagés dans l'après-midi ont souffert pour se qualifier face à plus petit qu'eux. Ce fut le cas notamment de Montpellier, de Marseille, de Nice, de Bordeaux et de Saint-Etienne.

Et comme Ajaccio et Evian samedi, Rennes a subi les foudres d'une équipe de division inférieure, Lens, qui s'est imposé au stade Bollaert 2-1 grâce à un but contre-son-camp de Kévin Théophile-Catherine en toute fin de rencontre.

Vainqueurs la saison dernière de Quevilly au Stade de France, les Lyonnais ont trébuché cette fois-ci dès leurs premiers pas en Coupe de France, surpris par une équipe spinalienne pourtant 19e de son championnat.

Mené 2-0 après à peine 13 minutes de jeu après un doublé de Tristan Boubaya, l'OL a su réagir rapidement pour recoller au score grâce à Bafétimbi Gomis (15e) et Gueïda Fofana (20e).

En prenant l'avantage à l'heure de jeu sur penalty grâce à Lisandro Lopez (61e), les joueurs de l'élite avaient fait le plus dur mais portés par leur public, les pensionnaires de National ont arraché la prolongation dans le dernier quart d'heure de jeu (76e).

Lors de la séance des tirs au but, les Lyonnais se sont écroulés pour finalement s'incliner 4-2 après des tentatives manquées de Fofana de Bakary Koné.

"C'est la folie et ça va continuer", a prédit, ivre de joie, le gardien d'Epinal Olivier Robin au micro de RMC.

"C'est magique, pourvu que ça dure, on va essayer de se qualifier pour les huitièmes et d'entrer dans l'histoire du club", a ajouté le portier vosgien.

"JE NE PEUX PAS EN VOULOIR AUX JOUEURS"

Loin des scènes de joie du vestiaire d'Epinal, l'entraîneur de l'OL Rémi Garde a préféré protéger ses joueurs et minimiser la portée de cette déconvenue.

"C'est une défaite qui fait mal mais de laquelle on se relèvera. Si on joue toujours comme ça je ne suis pas inquiet", a-t-il expliqué.

"Vu la mauvaise qualité du terrain et de la circulation du ballon, je ne peux pas en vouloir aux joueurs."

L'autre co-leader de la Ligue 1, Marseille, a failli connaître pareil destin mais poussé dans ses retranchements, il a fini toutefois par venir à bout de Guingamp (Ligue 2) grâce au deuxième but de la rencontre d'André-Pierre Gignac (2-1) dans la prolongation.

Dans le même style et dans un match encore plus fou, Nice a dû également disputer 120 minutes avant de valider son billet face à un ancien habitué de Ligue 1 qui évolue désormais en National, Metz.

Incapables de se départager après 90 minutes (1-1), Metz et Nice ont assuré le spectacle en inscrivant trois buts en prolongation et ce sont finalement les Aiglons qui se sont imposés 3-2.

Saint-Etienne et Bordeaux ont gagné sur le même score face à deux clubs de Ligue 2, respectivement face à Caen et Châteauroux. Montpellier s'est également qualifié avec une toute petite marge, 2-1, sur la pelouse de Bourg-Péronnas, club de National.

En début de soirée, le Paris Saint-Germain se déplace chez les amateurs d'Arras (20h45).

Olivier Guillemain, édité par Grégory Blachier

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