Coupe Davis: quatrième finale en cinq ans pour l'Espagne

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QUATRIÈME FINALE DE COUPE DAVIS EN CINQ ANS POUR L'ESPAGNE
QUATRIÈME FINALE DE COUPE DAVIS EN CINQ ANS POUR L'ESPAGNE

par Iain Rogers

GIJON, Espagne (Reuters) - L'Espagne, tenante du titre, s'est qualifiée pour sa quatrième finale de Coupe Davis en cinq ans, dimanche, à Gijon, dans les Asturies, aux dépens des Etats-Unis éliminés par trois victoires à une.

Sur la terre battue, leur surface fétiche évidemment choisie pour recevoir les Américains, les Espagnols ont obtenu le point décisif grâce à David Ferrer qui était leur n°1 en l'absence de Rafael Nadal blessé.

Le n°5 mondial a dû surmonter la perte du premier set avant de venir à bout de John Isner 6-7 6-3 6-4 6-2 en trois heures pile.

Il a ainsi signé sa 16e victoire en autant de simples de Coupe Davis sur terre battue. L'équipe d'Espagne compte désormais à son palmarès 24 rencontres de Coupe Davis remportées d'affilée chez elle depuis 1999.

C'est également chez elle qu'elle a remporté ses trois dernières finales contre l'Argentine, en 2008 et 2011, et la République tchèque en 2009.

Les Tchèques se dresseront une nouvelle fois sur le chemin des Espagnols en finale. Ils ont battu l'Argentine dans l'autre demi-finale.

Rafael Nadal était absent lors de cette rencontre et David Ferrer a dit espérer qu'il serait rétabli à temps de ses blessures aux genoux pour participer à la finale du mois de novembre.

FAVORIS AVEC OU SANS NADAL

"Le tennis espagnol a la chance d'avoir d'excellents joueurs conduits par Rafael Nadal", a-t-il dit. "Nous espérons qu'il sera vite guéri parce qu'il est essentiel pour nous."

Que Nadal soit présent ou non, les Espagnols ont cependant prouvé face aux Etats-Unis qu'ils seraient une nouvelle fois favoris.

Ferrer et Nicolas Almagro leur ont donné les points des deux premiers simples, vendredi, face à Sam Querrey et John Isner. La victoire dans le double de samedi des frères Bob et Mike Bryan sur Marcel Granollers et Marc Lopez n'a été qu'une péripétie attendue. David Ferrer a assuré la victoire et le dernier simple n'a pas eu à être joué.

"Ça a été une demi-finale très dure, très difficile, mais nous sommes vraiment heureux d'être encore une fois en finale, ce n'est pas chose facile", n'en a pas moins déclaré David Ferrer à la télévision espagnole.

Le n°1 espagnol avait déjà montré sa joie d'avoir conduit son équipe à une nouvelle finale en lançant sa raquette au public après avoir serré la main de John Isner.

Ce dernier avait joué un rôle majeur dans la victoire des Etats-Unis sur la Suisse en quart de finale en battant Roger Federer mais il n'a retrouvé ni la même forme ni le service qui est son arme maîtresse à Gijon.

Pendant la rencontre, un supporter américain a tenu le compte de ses aces sur une fiche. Le jeu s'est arrêté à 16 contre cinq à Ferrer et ce n'était pas assez pour l'Américain coupable par ailleurs de 70 fautes directes contre 32 à l'Espagnol.

Cette imprécision était trop pénalisante pour qu'Isner puisse espérer faire échec à Ferrer qui a atteint une nouvelle dimension cette saison avec cinq titres et les demi-finales de Roland-Garros et de l'US Open à son crédit.

Jean-Paul Couret pour le service français

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