Coupe Davis : Noah veut jouer en outre-mer

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Coupe Davis : Noah veut jouer en outre-mer
Coupe Davis : Noah veut jouer en outre-mer

Alors que la ville hôte pour le premier tour de la Coupe Davis 2016 entre la France et le Canada devait être annoncée vendredi dernier, la Fédération Française de tennis (FFT) n'a toujours pas fait son choix. La raison ? Yannick Noah, le nouveau capitaine, souhaite à tout prix jouer en outre-mer.

Rouen, Albertville et Trélazé doivent se sentir trahies. Les trois villes candidates pour accueillir France-Canada, dans le cadre du premier tour de la Coupe Davis 2016, ne connaissent toujours pas la décision. La FFT a repoussé la date au 4 décembre. Et ce à cause d’un seul homme, Yannick Noah. Le nouveau capitaine des Bleus a dépoussiéré un vieux souhait français. Jouer une rencontre de Coupe Davis en outre-mer. Si la date pour déposer sa candidature est passée depuis longtemps, la Fédération a accepté d’étudier les dossiers de la Guadeloupe, de la Réunion et de la Martinique. Et tout cela parce que pour Noah, cela donnerait plus de chance aux français de battre les Canadiens. Pour vaincre Milos Raonic, Noah veut jouer sur terre battue et à l’air libre. Pour un premier tour au mois de mars, la seule option se tourne donc vers les îles. Mais le projet a tout de même du plomb dans l’aile. Jouer dans les Antilles, sous une forte chaleur, signifierait avoir une terre battue moins lente qu’à l’accoutumée. Ce qui ne gênerait au final pas tant que ça le géant Canadien. Et du point du vue du calendrier, le Canada pourrait même se réjouir de jouer loin de la métropole française.

Un projet très onéreux

Milos Raonic, actuel 14eme joueur mondial, pourrait renoncer à affronter la France et faire un aller-retour en Europe alors que ce premier tour est placé juste avant le tournoi d’Indian Wells, premier Masters 1000 de la saison 2016. Lui qui a l’ambition de retrouver le Top 10, il était quatrième en janvier, pourrait préférer se concentrer sur sa saison et faire l’impasse sur la Coupe Davis. Mis à part la présence ou non de la star canadienne, c’est surtout un problème financier qui freinerait la candidature des villes d’outre-mer. En Guadeloupe par exemple, le club qui accueille le tournoi challenger du Gosier est en dur. Transformer ce central en terre battue, construire deux terrains de plus pour les entrainements, sont des aménagements qui coûtent cher. D’autant plus qu’il faudrait acheminer les matériaux pour fabriquer la terre battue de la France métropolitaine vers l’outre-mer. Un tel projet a été évalué à près de 800 000 euros. Un prix très élevé qui pourrait ne pas être une contrainte pour la FFT... à condition que les joueurs français acceptent de jouer gratuitement cette confrontation. Car lors d’un match de Coupe Davis à domicile, les joueurs se partagent une partie de la billetterie.

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