Coupe Davis : Noah, pourquoi il faut y croire...

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Coupe Davis : Noah, pourquoi il faut y croire...
Coupe Davis : Noah, pourquoi il faut y croire...

Les récents sondages publiés sur notre site montrent une réelle défiance envers Yannick Noah, le nouveau capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis. Pourtant, plusieurs raisons laissent penser que le vainqueur des éditions 1991 et 1996 peut rééditer cette performance avec les Tsonga, Monfils, Gasquet, Simon...

Yannick Noah est un leader qui peut transcender les joueurs

Depuis plusieurs jours, les avis sont unanimes : Yannick Noah est un leader charismatique qui ne peut qu’aider les joueurs à se transcender. « Yannick est aujourd'hui la meilleure personne. Personne n'a gagné autant que Yannick. Il a des qualités naturelles qui font de lui un leader », nous confiait lundi Patrice Hagelauer, son ancien entraîneur. « Yannick, en dehors et sur le court, sera en mesure de les faire rêver. Quand on a réussi à transcender Guy Forget, Henri Leconte, Arnaud Boetsch, Cédric Pioline, on est capable de transcender Tsonga, Monfils, Gasquet, Simon et compagnie », corrobore Patrick Proisy, finaliste de Roland-Garros 1972. « C’est un peu le totem du tennis français, c’est un personnage, une figure de grand frère, qui aide vraiment les joueurs à se sentir dans un projet, ce qui n’était pas le cas d’Arnaud Clément, qui faisait l’interface entre les médias et la Fédération, mais qui ne gérait pas vraiment cette équipe », analyse de son côté Maxime Gras, commentateur du tennis sur beIN Sports et présentateur d’Open Sport sur Sport365.

Yannick Noah suit encore le tennis de près

C’est un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, mais Yannick Noah a été un grand tennisman et un grand capitaine de Coupe Davis avant d’être chanteur, personnalité préférée des Français et premier supporter de son fils Joakim, pivot des Chicago Bulls. Entre deux albums et deux tournées, Noah continue de suivre le tennis de près, même s’il aura sans doute plus un rôle de manager que d’entraîneur sur le terrain au quotidien. « Ce n’est pas quelqu’un qui connaît les qualités d’un joueur comme Pablo Andujar, par exemple. En revanche, il donne des conseils à Lucas Pouille. Il est proche de Patrice Hagelauer, qui lui donne beaucoup d’informations. Il suit la cause du tennis français de manière très régulière », affirme Maxime Gras. « Yannick se repose sur un staff en qui il a entièrement confiance, du cordeur au kiné. Je parle tout le temps avec Yannick, confirme Hagelauer. Yannick est plus qu'heureux, il est excité. Il ne pense qu'à ça, il est terriblement ambitieux, Il ne dort plus la nuit, ça en devient une obsession. Il est allé voir des coachs américains de football et Arsène Wenger. »

Yannick Noah aura de l’autorité sur les joueurs

L’été dernier, pendant toute la saison sur gazon, Gaël Monfils a clairement fait savoir qu’il détestait cette surface, malgré des résultats plutôt corrects (demie à Stuttgart, quart à Halle, 3eme tour à Wimbledon), et qu’il ne fallait pas compter sur lui pour le quart de finale de Coupe Davis en Grande-Bretagne. Arnaud Clément n’a pas cherché à le convaincre de venir au Queen’s défier Murray and co. Cela ne devrait pas être le cas de Yannick Noah. « Il aime beaucoup le fait de faire l’unanimité, il fait attention à cette image-là. S’il y va, c’est pour gagner. S’il y a ce genre de comportements, il sera d’une sévérité extrême. Ce n’est pas un clown. Non seulement Monfils ne serait pas sélectionner, mais il ne reviendrait probablement pas pendant le mandat. Noah, avec son vécu, peut se permettre beaucoup plus de choses, et les joueurs y réfléchiraient à deux fois », estime Maxime Gras. « La Coupe Davis est une épreuve particulière, dans un sport individualiste. Il faut fédérer, imposer ses choix. Il faut que chacun adhère à des règles librement consenties. Yannick a un charisme qui lui permet une crédibilité, une réputation et un palmarès, qui font que les joueurs l’écoutent. On ne peut pas ne pas écouter Yannick Noah si Yannick se met à vouloir redonner une impulsion au tennis français », reprend Patrick Proisy.

Une autre génération n’aurait pas pu prendre le pouvoir

« Faire du  neuf avec du vieux », c’est une autre critique à laquelle est confrontée la FFT depuis qu’elle a rappelé Yannick Noah (55 ans). Pourtant, les solutions de remplacement d’Arnaud Clément n’étaient pas si nombreuses, surtout chez les plus jeunes. Thierry Tulasne et Amélie Mauresmo ont notamment officiellement renoncé. « Des anciens joueurs de cette génération-là, il y en a, mais avec les mêmes écueils que pour ‘‘ La Clé ’’, c’est-à-dire des hommes du sérail, bien vus par une Fédération qui peut agir sur les décisions. Là, elle a pris conscience qu’il y avait péril en la demeure, qu’il y avait besoin d’un leader, quitte à ce que l’image du tennis soit renvoyée totalement vers Noah. L’objectif de gagner en 2016 est tellement important qu’il y avait urgence et il fallait chercher les références historiques positives. Et ce n’est pas Jean Borotra ou René Lacoste… Saison olympique oblige, personne ne va jouer cette Coupe Davis l’année prochaine, sauf les Français, qui seront obligés d’être remontés comme des coucous », prédit Maxime Gras. Avec un nouveau capitaine, une nouvelle dynamique et une concurrence mondiale moins importante, la saison prochaine sera-t-elle enfin l’année du retour du Saladier d’Argent en France ? Réponse en novembre 2016...

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