Coupe Davis : Noah explique sa méthode avec la " génération zéro titre "

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Coupe Davis : Noah explique sa méthode avec la " génération zéro titre "
Coupe Davis : Noah explique sa méthode avec la " génération zéro titre "

Dans une longue interview accordée à L'Equipe, Yannick Noah est revenu sur sa méthode, sur les différentes polémiques qui ont émaillé le tennis français ces derniers mois et sur le certain désamour des Français pour cette génération. Morceaux choisis.

France – Canada, c’est dans moins de deux semaines

« L’adrénaline commence à monter, je sens que ça approche. C’est marrant, ce sont des sensations que je n’avais pas ressenties depuis longtemps. Ca y est, ça devient une réalité. On part mercredi. Et je suis prêt. Prêt aussi à m’adapter à la situation. On sort d’une période pas terrible : Jo (Tsonga, ndlr) n’a pas super bien joué dernièrement. Ça ne m’inquiète pas forcément. De toute façon, tu prends l’équipe comme elle est, et après tu bosses. Pas mal de joueurs arrivent avec très peu de matchs. Donc on va pouvoir travailler. Et j’aime bien ça. »

Une sanction contre Monfils après ses critiques ?

« Oui, j’ai été tenté. Ses propos ont touché l’équipe. Et quand tu touches l’équipe, tu touches quelque chose qui est sacré. On a une discussion très constructive : je lui ai dit ce que je ressentais, je pense qu’il a vraiment compris. Et puis, on n’a pas encore eu la possibilité d’organiser notre plan de travail et notre mode de fonctionnement. On va le faire pendant le stage. Faire partie de l’équipe de France, ça doit être en toi toute l’année. Il faut que ça rentre. Une fois que ces jours de stage seront passés, si quelqu’un sort de cet état d’esprit, ce sera différent. »

Le désamour pour ces « Nouveaux Mousquetaires »

« Je ne sens pas autour de l’équipe quelque chose de beau et de fort. En fait, les gens n’y croient plus. Parce qu’il y a eu des matchs moyens, des contre-performances, des réactions malheureuses… Et ça va au-delà de l’équipe. Je parle de la Fédé aussi. La dernière en date, c’est la façon dont le changement de capitaine a été fait. Ça aurait pu mieux se passer. On ne peut pas refaire l’histoire, mais tout ça fait que l’ambiance est un peu plombée. »

Le travail avec cette nouvelle génération

« Constat simple : cette génération, c’est zéro titre en Grand Chelem, zéro Coupe Davis. Cette génération, pourtant, c’est beaucoup d’espoirs parce qu’elle est assez unique : on a quatre joueurs dans le top 20. Elle a déjà connu deux capitaines, je suis le troisième. Moi, je ne vais pas rester trois jours. Je vais rester quelques saisons. Si ça ne marche pas, elle connaitra peut-être un capitaine après moi mais ça voudra dire quoi ? Que cette génération ne peut pas gagner la Coupe Davis. Si ces joueurs sont trop difficiles à gérer, c’est qu’ils ne méritent pas de gagner. Et tant pis pour nous ! Il y a des gens qui ne savent pas gagner. »

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