Coupe Davis: Nicolas Mahut la veut, d'une manière ou d'une autre

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NICOLAS MAHUT VEUT JOUER LA COUPE DAVIS
NICOLAS MAHUT VEUT JOUER LA COUPE DAVIS

METZ, Moselle (Reuters) - Nicolas Mahut est un des trentenaires qui se portent comme un charme sur le circuit du tennis international mais au-delà de ses performances personnelles il a surtout à coeur la Coupe Davis, qu'il rêve de jouer et de voir disputée sur ses terres.

Tombé au 240e rang mondial à la mi-juin, Nicolas Mahut a depuis remporté les deux premiers titres de sa carrière, sur le gazon de 's-Hertogenbosch et à Newport et redécouvre l'ambition.

Il jette désormais un regard gourmand sur le premier tour de la Coupe Davis entre la France et l'Australie, du 31 janvier au 2 février. Et il a des arguments à présenter après sa place de finaliste en double à Roland-Garros, au côté de Michaël Llodra.

"J'avais eu la chance d'être sparring-partner en avril 2012 à Monte-Carlo pour la rencontre face aux Etats-Unis et ça reste mon objectif numéro un sur la fin de ma carrière", a-t-il dit à Reuters. "Je travaille pour cela. Maintenant, ce n'est pas moi qui fais l'équipe."

S'il n'a pas la chance d'être retenu par Arnaud Clément, le capitaine, il espère accueillir à sa manière l'équipe de France.

Né dans le Maine-et-Loire, Nicolas Mahut est l'ambassadeur sportif de Trélazé, près d'Angers, où se trouve l'Arena Loire, inaugurée lors de l'Euro féminin de basket, en juin dernier.

"J'attendais de savoir si la France allait recevoir car j'ai aussi à coeur de ramener la Coupe Davis dans ma région natale, à Trélazé. Il y a une salle toute neuve de 5.000 places qui peut accueillir un tel événement", dit-il.

En véritable ambassadeur, Nicolas Mahut souligne qu'il est possible d'installer n'importe quelle surface à l'Arena Loire - "y compris de l'herbe", plaisante le spécialiste de la surface.

En attendant de savoir si l'événement aura lieu sur ses terres, c'est loin de là que Nicolas Mahut a brillé jeudi.

Il s'est qualifié pour les quarts de finale du tournoi de Metz en éliminant l'Italien Andreas Seppi, tête de série numéro trois et finaliste de l'épreuve l'an passé.

Malgré un départ poussif, le 79e mondial s'est imposé 6-4 6-4 face au 22e mondial, ce qui constitue sa deuxième meilleure performance de la saison.

De quoi avoir le moral en attendant de savoir si la Fédération française de tennis optera pour sa région d'origine pour accueillir France-Australie. La décision devrait être rendue courant novembre.

Eric Salliot, édité par Chrystel Boulet-Euchin et Gilles Trequesser

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