Coupe Davis: les Tchèques maîtres du tennis mondial

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LES TCHÈQUES REMPORTENT LA COUPE DAVIS
LES TCHÈQUES REMPORTENT LA COUPE DAVIS

par Jason Hovet

PRAGUE (Reuters) - La République tchèque a remporté dimanche à Prague la Coupe Davis de tennis face à l'Espagne, tenante du titre privée de Rafael Nadal et réalisé ainsi un rarissime doublé après la victoire de l'équipe féminine en Fed Cup.

Aucun pays n'avait gagné les épreuves féminine et masculine par équipe la même année depuis les Etats-Unis en 1990.

A l'issue du cinquième match, les Tchèques ont brandi le saladier d'argent qu'ils n'avaient plus soulevé depuis 1980 et le succès de ce qui était alors la Tchécoslovaquie unifiée.

Il y a deux semaines, dans la même enceinte, les filles emmenées par Petra Kvitova avaient battu la Serbie en Fed Cup.

L'Espagne, sans Rafael Nadal encore convalescent et malgré les efforts de David Ferrer, numéro un en son absence et vainqueur de ses deux simples du week-end, a raté l'occasion de s'offrir un quatrième titre en cinq ans.

Dos au mur après le retour des Espagnols à 2-2 dans l'après-midi grâce à la victoire de David Ferrer sur Tomas Berdych, Radek Stepanek a apporté le troisième point décisif aux Tchèques en battant Nicolas Almagro en quatre manches 6-4 7-6 3-6 6-3.

Le 37e joueur mondial évoluait certes devant son public mais il ne partait pas forcément favori face à l'Espagnol, 11e à l'ATP. D'autant que leur dernière confrontation, à l'US Open, s'était soldée par une victoire de Nicolas Almagro.

Malgré tout, Radek Stepanek a fini par faire plier son adversaire qui s'était accordé un bref sursis en remportant la troisième manche après des débuts à tâtons sur la surface rapide de l'O2 Arena.

"Je n'avais pas connu de plus grand moment dans ma carrière", a exulté le vainqueur de la soirée.

"Je tiens à féliciter l'équipe espagnole et j'ai un immense respect pour ce qu'ils ont fait", a-t-il ajouté.

"LA TÊTE HAUTE"

La déception de Nicolas Almagro était inversement proportionnelle à ce bonheur. "Ce sont vraiment des moments difficiles", a-t-il dit, sitôt le match fini, à la télévision espagnole.

"Mais nous partons la tête haute en sachant que nous avons fait du bon travail", a-t-il ajouté. "Nous nous sommes battus jusqu'au dernier moment."

Même déception mais également même sentiment du devoir accompli chez le capitaine espagnol, Alex Corretja. "Nous avons essayé mais au bout du compte nous n'y sommes pas parvenus (...) Les Tchèques se sont mieux adaptés à la surface."

Quelques heures auparavant, David Ferrer avait entretenu le suspense grâce à une nette victoire sur Tomas Berdych. Le numéro cinq mondial s'était imposé en trois sets 6-2 6-3 7-5 face au numéro six.

Dans le simple entre leaders, Ferrer est apparu plus frais que Berdych, contraint de disputer un double épuisant samedi - mais dont le succès fut une des clés du week-end, car la paire espagnole venait d'être sacrée au Masters de Londres.

"Il a joué beaucoup de matches. Moi, j'étais très concentré, très agressif et j'ai vraiment bien débuté. Peut-être que cela a été la clé", a dit Ferrer.

Sous les yeux des 13.000 supporters de l'O2 Arena de Prague acquis aux Tchèques, Ferrer n'avait que trop rarement tremblé pour que la foule ait l'occasion de s'enthousiasmer.

Ce n'était que partie remise.

Avec Iain Rogers à Madrid, Olivier Guillemain et Simon Carraud pour le service français, édité par Grégory Blachier

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