Coupe Davis : L'échec devenu une habitude pour les Bleus

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Coupe Davis : L'échec devenu une habitude pour les Bleus
Coupe Davis : L'échec devenu une habitude pour les Bleus

Défait le week-end dernier par la Grande-Bretagne (3-1), l'équipe de France de tennis continue de décevoir en Coupe Davis. Sans titre depuis 2001, les Bleus inquiètent alors qu'ils connaissent l'une des meilleures générations de leur histoire...

La défaite. Un terme familier au tennis français depuis plus de dix ans. Quatorze années exactement. Depuis, rien. Et ce n’est pas faute d’essayer. Depuis leur dernière victoire en 2001, les Bleus ont prouvé qu’ils étaient une grande nation du tennis sans pour autant atteindre le sacre ultime. Un bilan positif pour certains, regrettable pour d’autres... Des regrets on peut en avoir au vu de l’effectif français. L’ère Escudé-Santoro-Pioline-Clément terminée, la France doit retrouver ses nouveaux champions, ses « mousquetaires » comme elle aime si bien les appeler.  

Les « Nouveaux Mousquetaires » ne font pas mouche...  

Ses leaders, le pays les a trouvés : Gasquet, Tsonga, Simon, Monfils. Ces quatre-là sont l’espoir de toute une équipe en manque de titres depuis trop longtemps. Mais aucun n’a la maturité ni la force de porter le reste de l’équipe sur ses épaules. Peu sont les équipes qui ont gagné sans leader : en 2010, la Serbie avait Djokovic, en 2014 la Suisse avait Federer et en 2015 la Grande-Bretagne a Murray. Et la France dans tout ça ? Des bons joueurs mais pas de leader... C’est triste à dire mais malgré la présence de quatre joueurs dans le Top 20, aucun n’a la carrure pour mener cette équipe au sommet. Gasquet et Simon trop neutres, Tsonga trop fragile et Monfils pas assez sérieux, telle est la réalité du moment. Personne n’ira douter de leur talent et encore moins leur volonté de se surpasser pour leur pays mais est-ce suffisant ? Dans le journal l’Equipe de ce lundi Jo-Wilfried Tsonga l’avoue : « J’ai toujours tout donné pour l’équipe. Dans la vie de groupe, je n’ai pas changé, mais c’est vrai que, par rapport à l’an dernier en fin d’année, je me suis blindé. Je n’ai pas envie de m’étendre dans la presse parce que ça me fait du mal. » Une décision respectable mais qui montre un aveu de faiblesse : les tennismen français ont un problème mental. Ce n’est pas est un cliché mais une réalité. La défaite est douloureuse mais rend plus fort, sauf qu’à répétition elle finit par laisser des traces...

Des choix douteux ?

La question peut se poser. Ce n’est pas la première fois qu’Arnaud Clément prend des décisions que l’ont peut qualifier de « surprenantes ». En 2014, le capitaine décide d’aligner Richard Gasquet face à Roger Federer pour le match 4 en simple, à la place de Tsonga. Un choix discutable tant le Biterrois sortait d’une saison compliquée : seulement deuxième tour à Wimbledon et troisième tour à l’US Open pour les Grand Chelem. La chance sourit aux audacieux, a dû se dire le capitaine sauf que la chance n’est pas de mise en tennis et Federer dispose facilement de Gasquet : 6-4, 6-2, 6-2. En 2015, rebelote. La France a un tableau largement ouvert pour la victoire finale : pas de Suisse, d’Espagne ni de République Tchèque. Seule ombre à se dresser devant elle, la Grande-Bretagne et son héros national : Andy Murray. Numéro 4 mondial, l’Ecossais fait peur et il y a de quoi : depuis 2008, les « Nouveaux Mousquetaires » n’ont battu qu’à deux reprises des membres du Top 10 en Coupe Davis (Berdych en demi-finale et Federer en finale de l’édition 2014)... Cette fois-ci c’est en double qu’Arnaud Clément surprend son monde en décidant d’aligner Tsonga et Mahut. Un duo qui n’a quasiment jamais joué ensemble alors que Tsonga et Gasquet, invaincus en Coupe Davis, semblaient mieux armés pour défier les frères Murray. Deux erreurs qui coûtent chères et qui relancent le débat : la FFT doit-elle remplacer Arnaud Clément ? Certes la critique est facile mais la question est louable. Reste à voir par qui ? Ou s’il est conservé, quels seront les changements opérés ?  

Attendre et espérer de meilleurs lendemains

L’attente est longue mais dans ces moments-là elle est nécessaire ! Les Bleus ont le potentiel de l’emporter un jour. Alors que faire ? Attendre la montée en puissance d’un tueur, d’un joueur capable de battre n’importe qui en simple, un Top 5 pour résumer. Ou alors espérer un tableau de nouveau à la portée de l’équipe de France ou un sursaut des Gasquet-Monfils-Tsonga-Simon pour empocher le Saladier d’argent. Sans ça les « Nouveaux Mousquetaires » resteront les magnifiques éternels perdants...

Valentin CARPENTIER

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