Coupe Davis: l'Argentine reste en course face à l'Espagne

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par Iain Rogers

SEVILLE, Espagne (Reuters) - L'Argentine a préservé ses chances de soulever la première coupe Davis de son histoire en remportant samedi le double de la finale qui l'oppose à l'Espagne à Séville.

Alors que leur équipe était menée 2-0 par les hommes d'Albert Costa, en quête d'un cinquième sacre dans l'épreuve, David Nalbandian et Eduardo Schwank se sont imposés face à Feliciano Lopez et Fernando Verdasco sur le score de 6-4 6-2 6-3.

Face à une paire argentine parfaitement rôdée, le double espagnol a montré ses limites, en raison notamment d'un manque d'automatismes de Fernando Verdasco qui n'a eu de cesse que de s'excuser de ses erreurs auprès de son partenaire.

"Nous avons livré une grande partie. Dès le départ, nous avons fait peu d'erreurs, quasiment aucune (...) Nous savions que le double serait un point crucial et que nous pouvions le gagner", a dit Nalbandian à la télévision espagnole.

Albert Costa n'a pu que constater l'impuissance de son double face à la qualité du jeu prodigué par les Argentins.

"Aujourd'hui (samedi), nous n'avons pas fait une bonne partie. Nous avons manqué de temps pour nous entraîner ensemble afin que cela se passe bien", a constaté le capitaine espagnol.

"Il faut rester confiant. Nous avons encore deux opportunités pour gagner cette coupe Davis."

Vendredi, lors de la première journée de cette finale, Rafael Nadal, deuxième mondial, avait apporté le premier point à l'Espagne en dominant Juan Monaco, 26e, sur le score de 6-1 6-1 6-2.

David Ferrer était ensuite venu à bout du numéro un argentin, Juan Martin Del Potro, 11e à l'ATP, en cinq sets finalement enlevés 6-2 6-7 3-6 6-4 6-3.

Dimanche, le premier des deux derniers matches doit opposer Nadal et Del Potro, leaders de leur équipe respective.

L'ancien numéro un mondial, que l'on disait en méforme, a montré vendredi qu'il était en pleine possession de ses moyens, si ce n'est physiques, tout au moins mentaux. Juan Martin Del Potro, lui, devra faire avec un match de plus de cinq heures disputé contre Ferrer qui pourrait peser lourd dans la balance.

L'ultime rencontre - qui pourrait être décisive, devrait mettre aux prises David Ferrer et Juan Monaco, a moins que "Tito" Vazquez, le capitaine argentin, ne décide de lancer David Nalbandian, ancien troisième joueur mondial, retombé au 64e rang et qui mise toute sa saison sur la coupe Davis.

Les capitaines ont en effet la possibilité de procéder à un changement jusqu'à une heure avant le début des matches.

Chrystel Boulet-Euchin pour le service français, édité par Jean-Loup Fiévet

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