Coupe Davis: Gilles Simon et la France capitulent

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GILLES SIMON ET LA FRANCE ÉCHOUENT EN COUPE DAVIS
GILLES SIMON ET LA FRANCE ÉCHOUENT EN COUPE DAVIS

par Rex Gowar

BUENOS AIRES (Reuters) - L'Argentine a sorti la France dimanche en quart de finale de la Coupe Davis de tennis, Carlos Berlocq remportant face à Gilles Simon le cinquième match décisif de leur confrontation.

Poussé par le public du Parque Roca de Buenos Aires, l'Argentin s'est imposé en quatre manches, 6-4 5-7 6-4 6-4.

"Je suis extrêmement déçu. Ça a été dur, j'avais un adversaire qui jouait bien et un adversaire qui n'a rien lâché pendant quatre heures. Cela ne m'a pas aidé", a dit Simon, qui n'a jamais brillé en Coupe Davis.

Sur les neuf matches à enjeu qu'il a eu à disputer dans cette épreuve, il n'en a remporté qu'un.

Dans l'après-midi, Jo-Wilfried Tsonga avait pourtant entretenu l'espoir d'une qualification pour les demi-finales en ramenant les deux nations à égalité à deux points partout.

Il s'était nettement imposé 6-3 6-3 6-0 face à Juan Monaco, laissant reposer sur les épaules de Simon l'issue d'un face à face tendu dans une épreuve qui n'a donc jamais souri au Niçois.

Arnaud Clément, le capitaine, voit sa première campagne sur la chaise se terminer prématurément, des débuts amers pour "la Clé" qui, lorsqu'il était joueur, s'est toujours mis au service de l'équipe, ne doit pas être facile à vivre.

"On savait que la victoire était possible (après la défaite en double), Tsonga a fait un grand match, il a joué à un haut niveau pour mettre les trois sets à Monaco", a dit Clément.

"Mais il faut être réaliste sur ce que c'est passé ce week-end. L'Argentine avait une équipe très bien préparée."

L'ABSENCE DE GASQUET

Ce n'était pas forcément le cas de l'équipe de France privée, au dernier moment de l'un de ses atouts-maîtres, Richard Gasquet, demi-finaliste il y a dix jours au Masters 1000 de Miami mais qui a renoncé en raison des séquelles d'une blessure à la cheville contractée... à Indian Wells mi-mars.

France et Argentine s'étaient séparées sur le score de un partout vendredi après les deux premiers simples avant que l'Argentine ne prenne les devants lors du double joué samedi.

Dimanche, Tsonga a su tenir son rang de fer de lance du tennis français face à Monaco, mais l'affaire était loin d'être jouée et ce, même si la France n'avait jamais été battue par l'Argentine lors de leurs cinq précédentes confrontations dans la compétition.

"Chaque fois que j'ai joué contre Juan, c'est moi qui ai dominé sur le court et lui a couru après les balles. Il lui a manqué un peu de puissance pour me déborder, aujourd'hui j'ai joué mieux que lui", résumait Tsonga.

"Il n'a pas les armes pour me déstabiliser, me faire courir, il joue souvent la diagonale, je n'ai pas besoin d'être explosif, seulement de bien me placer."

Pour autant, Tsonga restait modeste. "Il reste un match (...) qu'on espère gagner", disait-il avant que son copain Gilles Simon ne pénètre sur le court et ne s'incline sans que l'on sache si le mal était physique ou moral.

Touché au dos vendredi pour cause - de son propre aveu - d'une trop grande crispation, Simon a perdu son deuxième match du week-end et précipité l'élimination des Bleus.

En demi-finale, début septembre, l'Argentine, qui n'a jamais soulevé le Saladier d'argent, sera opposée à la République tchèque, tenante du titre qui a battu le Kazakhstan à Astana.

Arnaud Clément va devoir lui remettre son ouvrage sur le métier pour la prochaine édition de l'unique épreuve par équipe du tennis masculin.

Chrystel Boulet-Euchin pour le service français, édité par Henri-Pierre André

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