Coupe Davis: Benneteau, une récompense sur le tard

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BENNETEAU JOUERA EN SIMPLE À TORONTO
BENNETEAU JOUERA EN SIMPLE À TORONTO

VANCOUVER (Reuters) - Julien Benneteau va connaître, à 30 ans, le grand frisson d'une première sélection en Coupe Davis en simple, vendredi à Vancouver face à l'épouvantail canadien Milos Raonic, sur lequel reposent tous les espoirs du pays nord-américain.

Le Français a été préféré à Gaël Monfils, qui paie probablement une arrivée trop tardive à Vancouver après sa finale dimanche à Montpellier. Il est également annoncé en double le samedi au côté de Michaël Llodra.

Lancé en double pour la première fois en mars 2010 face à l'Allemagne, Julien Benneteau, 35e mondial, s'était préparé à rentrer dans l'arène de Vancouver depuis quelques semaines. C'est une petite revanche sur le mauvais sort puisqu'une blessure au poignet gauche l'avait privé de la finale de la Coupe Davis à Belgrade.

Le Tricolore ne cachait pas sa fierté d'avoir été retenu par son capitaine.

"Jouer un simple à enjeu, ça fait parte des objectifs d'une carrière, a-t-il déclaré. Quand on regarde les aînés jouer en coupe Davis, on a envie de les imiter. J'avais déjeuné avec Guy Forget à son retour d'Australie et il m'avait indiqué qu'il compterait sur moi en double mais que je devais aussi me préparer à jouer en simple. Ca m'arrive à 30 ans. Comme quoi, il faut toujours s'accrocher et travailler."

Tombé au 113e rang mondial en août dernier, Julien Benneteau a achevé l'année en trombe, aux portes du Top 50. Grâce à sa finale en janvier à Sydney et à son troisième tour à l'Open d'Australie, il pointe aujourd'hui au 35e rang mondial, tout près du meilleur classement de sa carrière (NDLR : 32e en juillet 2010). Avec peu de points à défendre, il devrait se mêler à la lutte pour une place pour les Jeux Olympiques.

ÉQUIPIER MODÈLE

En tout cas, dans l'esprit de Guy Forget, ce n'est pas prendre un risque que de lancer Julien Benneteau. "C'est un garçon qui n'a peut-être pas les qualités physiques de certains mais qui compense par une science du jeu et une technique qu'il a su faire évoluer", a souligné Guy Forget.

"Il s'entraîne avec un copain à moi - Loïc Courteau - qui lui apporte beaucoup. Et on n'a pas vu le meilleur Julien Benneteau, même s'il a déjà battu Roger Federer (NDLR : en 2009 à Bercy). C'est un équipier modèle, qui ne se met jamais en avant, qui est à l'écoute. Je pense qu'il le prend comme une récompense. Il attendait cette sélection depuis très longtemps. Je sais qu'il sera ému en rentrant sur le terrain. Mais c'est aussi ce qui me plait. Il est plus dans le troisième tiers de sa carrière mais je peux vous dire qu'il sera prêt à mourir sur le terrain", a-t-il ajouté.

Julien Benneteau a aussi l'avantage d'avoir déjà battu Milos Raonic. C'était le 7 novembre dernier au premier tour du Masters 1000 de Bercy.

"Milos est un joueur très puissant qui se déplace bien pour sa taille, a dit Julien Benneteau. A Paris, le match avait été dur et long (NDLR : 6-7 7-6 6-4). J'avais réussi à trouver une petite faille".

Vendredi après-midi, le jeune canadien évoluera sur ses terres et sur la même surface où il avait remporté son premier titre à San José.

Eric Salliot, édité par Benjamin Massot

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