Coup de torchon sur l'Ajax, coucou Cocu !

le
0
Coup de torchon sur l'Ajax, coucou Cocu !
Coup de torchon sur l'Ajax, coucou Cocu !

Cette saison, le PSV de Phillip Cocu frôle l'indécence, tandis que l'Ajax de Frank de Boer marque le pas après plusieurs années d'hégémonie. Inversion des rôles, inversion des pôles : l'Eredivisie s'apprête à entrer dans une période charnière.

On a coutume de dire que l'amour dure trois ans. Mais comme les Hollandais sont des gens polis, ils ont laissé une année de plus à Frank de Boer pour qu'il puisse faire sienne l'Eredivisie. De 2011 à 2014, l'ancien joueur du Barça aura écrasé le championnat avec son Ajax 4-3-3. Sauf que ce temps semble bel et bien révolu. La faute à qui ? À Phillip Cocu qui, après avoir mangé son pain noir lors de sa première saison à la tête du PSV, semble avoir trouvé un rythme de croisière à la limite de l'excès de vitesse. De son côté, le club ajacide n'a jamais semblé aussi poussif et Frank de Boer autant la tête ailleurs.
Les faux frères De Boer et Cocu
De Boer-Cocu, c'est avant tout une histoire de faux semblants. Pas celle de David Cronenberg, dans laquelle Frank et son frère Ronald aurait sans doute exceller. Non, plutôt celle de deux joueurs que l'on imagine si proches alors qu'ils sont si éloignés l'un de l'autre. La faute à une expérience commune de quatre ans au FC Barcelone, ainsi qu'à ses huit ans passés à relancer le jeu dans l'une des sélections néerlandaises les plus sexy de l'histoire, mais aussi l'une des plus lose, durant lesquelles le second joua le rôle de lieutenant du premier. Mais à y regarder de plus près, le duo De Boer-Cocu est un duel. D'un côté, l'enfant prodige de la capitale, le capitaine de la dernière grande équipe de l'Ajax Amsterdam, international à 20 ans, insolent d'élégance et de facilité lorsqu'il claquait des transversales de 50 mètres. De l'autre, le natif d'Eindhoven, le provincial, qui cravacha à l'AZ, au Vitesse Arnhem, puis au PSV pour se faire une place au soleil oranje dans un rôle d'increvable nettoyeur, pas toujours élégant mais toujours propre. L'élève de Van Gaal contre celui de Dick Advocaat et de Guus Hiddink. De Boer contre de boer (" le fermier " en néerlandais, surnom des joueurs du PSV, ndlr), en somme. Des idées qui ont infusé tout au long de leurs carrières de joueurs et qui ressortent désormais sur tableau noir dans un duel au sommet de l'Eredivisie 2014-2015. Enfin, duel, c'est vite dit.
Meilleure attaque, meilleure défense, meilleur(s) buteur(s), meilleur passeur
Depuis l'ouverture de la saison, le PSV tire sur tout ce qui bouge. Littéralement. Avec soixante-neuf buts marqués en vingt-six matchs (soit une moyenne de 2,65 buts par match), le PSV est la meilleure attaque des...




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant