Coup de frein mondial sur l'énergie nucléaire

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L'accident de Fukushima contraint de nombreux pays à reconsidérer leur stratégie dans l'atome civil. L'Allemagne a déjà pris des décisions drastiques. D'autres s'interrogent.

Quoi qu'en pense le gouvernement français, qui jugeait «indécent» de lancer le débat sur l'arrêt du nucléaire dans les premiers jours de l'après-tsunami, la question s'est très rapidement imposée dans le monde entier. À commencer par l'Allemagne : revenant sur sa décision de prolonger les centrales, Angela Merkel a annoncé, quatre jours seulement après le séisme, la fermeture pour trois mois au moins des sept plus vieux réacteurs allemands. Samedi, plus de 200 000 Allemands ont défilé pour réclamer l'arrêt de toutes les installations. Outre-Rhin, le nucléaire est immédiatement devenu un enjeu électoral majeur. Et le phénomène pourrait faire tache d'huile.

Le poids de l'opinion

L'Italie, qui s'apprêtait à relancer son programme nucléaire arrêté il y a plus de vingt ans, a décrété un moratoire d'un an. Le temps d'évaluer les retombées de Fukushima. De l'autre côté des Alpes, la Suisse se dit prête à étudier tous les scénarios, de la poursuite

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