Coup de filet dans le banditisme corse pour l'affaire du Wagram

le
0

PARIS (Reuters) - Dix-sept personnes supposées proches du grand banditisme ont été interpellées lundi à Marseille, à Paris et en Corse et placées en garde à vue dans l'enquête sur des malversations présumées dans la gestion du cercle de jeu parisien Wagram, a-t-on appris de source policière.

Fermé depuis juillet 2011, cet établissement proche des Champs-Elysées, que fréquentaient des acteurs, des policiers aussi bien que de supposés membres du grand banditisme originaires de Corse, est visé par une enquête pour "association de malfaiteurs, extorsion de fonds en bande organisée et blanchiment en bande organisée".

Selon la police, deux clans du banditisme corse se sont disputés son contrôle, un second chassant en 2008 le premier en tirant parti de la mort violente d'un de ses chefs, Richard Casanova. Les héritiers de ce dernier ont repris leur bien lors d'une "descente" musclée début 2011, avant que la police ne mette tout le monde d'accord lors d'une autre opération sur place en juin.

Parmi les personnes arrêtées lundi figurent Ange Guazelli, présenté comme une figure du gang corse de la "Brise de mer" - celui de Richard Casanova, qui tient son nom d'un établissement où se réunissaient à l'origine ses membres - et Jean Testanière, dit le "Mage", ancien secrétaire du Cercle Wagram.

Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) et de l'Office central de lutte contre la grande délinquance financière (OCLGDF) ont quatre jours pour interroger les suspects, avant une éventuelle présentation aux juges d'instruction parisiens.

L'hypothèse des enquêteurs est que les gangs ont utilisé le cercle pour servir de point focal à diverses malversations, notamment du blanchiment et du racket.

Thierry Lévêque avec Nicolas Bertin, édité par Gilles Trequesser

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant