Coup de chaud à la pompe

le , mis à jour à 06:38
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Coup de chaud à la pompe
Coup de chaud à la pompe

Une flambée des prix à la pompe est-elle à nouveau à craindre ? Après plusieurs semaines de tractations, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) vient d'annoncer à la surprise générale — et malgré des divisions marquées entre l'Arabie saoudite et l'Iran — son intention de baisser sa production de pétrole de 33,24 millions de barils par jour à 32,5 millions. Soit la réduction la plus importante depuis celle survenue après la chute des cours durant la crise économique de 2008. Sera-t-elle néanmoins suffisante pour impacter le marché mondial du pétrole ?

 

« Si cet accord est confirmé lors de la prochaine réunion de l'Opep à Vienne, le 30 novembre, analyse Francis Perrin, directeur de la revue Pétrole et Gaz arabes, il y a de fortes chances que cela se solde effectivement par une remontée des prix du baril. » Une bonne nouvelle pour les pays exportateurs, à commencer par l'Arabie saoudite, donc, mais également hors Opep, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Canada. « Ce n'est en revanche pas une très bonne nouvelle pour les consommateurs, confirme Jean-Marie Chevalier, économiste et professeur à l'université de Paris-Dauphine. Le prix du pétrole brut entre pour un tiers dans la composition du prix du litre d'essence. Les autres facteurs sont le cours du dollar, les taxes et les marges de raffinage et de distribution. Si ces derniers ne baissent pas, alors, oui, on peut craindre une augmentation du prix à la pompe. » Cette remontée s'opérerait après pratiquement deux ans marqués par un marché au plus bas.

 

« Les pays de l'Opep sont pris à la gorge, estime Philippe Chalmin, spécialiste des matières premières. Car des prix faibles ne leur permettaient plus d'entrer dans leurs coûts de production et leurs équilibres budgétaires étaient menacés. » En France, la hausse à venir sera différente d'une région à l'autre, du fait d'une modification de la taxe intérieure de ...

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  • syjo il y a 2 mois

    c'était joué d'avance,avec les prix bas,ils se tiraient une balle dans le pied. les ricains ont gagné le bras de fer , ils vont pouvoir écouler leur schiste !

  • bedseb il y a 2 mois

    C'est n'importe quoi; Allez fourchette haute; disons 60 euro le plein chaque semaine; ça nous fait du 3120 euro, j'en suis à 27 euro le plein d'éthanol 2 fois par mois soit 624 euro (flex fuel sans boitier). Ils prennent surement les routiers avec....

  • jmlhomme il y a 2 mois

    Car des prix faibles ne leur permettaient plus d'entrer dans leurs coûts de production......c'est faux personne ne produit à perte......par contre leurs budjets nationaux ayant dérapé dans la facilité avec un baril à 100, les budgets n'étaient plus equilibrés.... Pour nous la remontée des prix, l'inflation à venir, la remontée des taux va créer un climat de grande dépression, donc crise financiere et de chomage, pour enfin arriver aux guerres mondiales. Bref le cycle infernal qui réapparait.

  • dbourbie il y a 2 mois

    COMME TOUT LES MATIN UNE TAXE

  • M2061328 il y a 2 mois

    On dira que pour l'instant que c'est déjà l'occasion de donner "un coup de chaud à la pompe" pour reprendre le titre de l'article - c'est certain que ça va augmenter plus vite que ça a baissé -