Coulisses de la COP 21 : Et la France présidera le monde...

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Coulisses de la COP 21 : Et la France présidera le monde...
Coulisses de la COP 21 : Et la France présidera le monde...

Varsovie, 10 décembre 2013. Dans la salle plénière posée sur la pelouse du grand stade national de Pologne, il reste à désigner le pays qui accueillera la conférence sur le climat, en 2015. Un rendez-vous crucial qui doit fixer le cap pour les décennies à venir en matière de lutte contre le réchaufement, et qui prendra le relais du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de CO2. A quelques mètres de la tribune, Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, attend.

Suspense limité comme il aime à le rappeler, la France étant la seule candidate. Depuis, lunettes sur le nez, yeux plissés et sourire retenu, il ne rate jamais une occasion de raconter cet instant : « J’ai compris ce qui m’attendait quand les délégués qui venaient me saluer m’ont dit dans la même phrase ‘‘félicitations’’ et ‘‘condoléances’’. Plus ça va, plus je comprends ce qu’ils voulaient dire. » 

L’art de donner le coup de marteau final

Car le diplomate en chef de 68 ans va devoir s’engager personnellement dans le marathon de décembre en tant que président de la conférence Paris Climat. Sa mission ? Faciliter l’émergence d’un consensus entre 196 délégations (195 Etats et l’Union européenne) sur un texte qui, en juin dernier, comptait encore 86 pages. Sans diriger ni imposer. En s’appuyant sur deux alliés indispensables : les coprésidents choisis par l’assemblée des négociateurs, l’Algérien Ahmed Djoghlaf, pour les pays du Sud, et l’Américain Daniel Reifsnyder, pour le Nord. Il lui faudra aussi travailler main dans la main avec Christiana Figueres, la patronne pour l’ONU de la négociation sur le climat. Ses services rédigent les textes négociés et évalueront en octobre les promesses de réduire les émissions de CO2 faites par chaque pays.

Sanction ultime du travail de Laurent Fabius : le coup de marteau final qu’il assénera le ...

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