Coulisses de la COP 21 : Allons z'enfants de la planète

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Coulisses de la COP 21 : Allons z'enfants de la planète
Coulisses de la COP 21 : Allons z'enfants de la planète

Au bout de vingt ans de négociations inefficaces sur le climat, une question apparaît : et si l’Etat n’était pas le bon échelon pour résoudre un problème planétaire ? Au sommet de Paris, fin 2015, la France compte mobiliser de nouveaux acteurs, du citoyen à l’entreprise.

« Polluters talk, we walk. » (« Les pollueurs parlent, nous partons. ») Dans le grand stade de Varsovie qui accueille ce jeudi de novembre 2013 le sommet mondial sur le climat, plusieurs centaines de représentants d’ONG ont enflé un tee-shirt blanc au message offensif. Du jamais-vu. Les photographes les mitraillent. Greenpeace, 350.org, Oxfam, militants de la Confédération syndicale internationale, du WWF ou Amis de la Terre, toutes les organisations qui sont officiellement membres de la négociation sur le climat ont, pour la première fois en vingt ans, décidé de quitter la conférence trois jours avant sa fin. Pas question d’assister au fiasco.

La peur de l’échec... Avant toute conférence, elle saisit les participants et l’opinion. Celle de Paris, qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre, n’y échappe pas, même si le changement de cap de la Chine et des Etats-Unis, prêts désormais à signer un accord sur la baisse des émissions de CO2, est de bon augure.

Mais ce qui se joue cette fois, peut-être plus qu’auparavant, c’est le risque pour les Etats de perdre leur crédibilité. Rien de moins. Sont-ils vraiment un échelon efficace pour ralentir le réchauffement à l’échelle de la planète ? Un accord modeste, soulignent de nombreux experts, confirmerait le fait qu’ils ne sont plus adaptés à l’enjeu.

Un représentant de grandes multinationales au sommet de Lima (Pérou), en 2014, résumait ainsi la situation : « Jusqu’ici, je venais aux conférences sur le climat, mais sans savoir très bien pourquoi. Aujourd’hui, pour la première fois, j’ai compris que nous n’avions plus besoin de ...

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