Côtes-d'Armor : les algues vertes sous haute surveillance

le
0
Côtes-d'Armor : les algues vertes sous haute surveillance
Côtes-d'Armor : les algues vertes sous haute surveillance

Capteur d'hydrogène sulfuré dans une main, masque à gaz dans l'autre pour parer à tout problème si besoin était, Yves-Marie Le Lay, président de l'association Sauvegarde du Trégor, traque les émanations des algues vertes sur la Lieue de Grève, long ruban de sable allant de Plestin-les-Grèves (Côtes-d'Armor) à Saint-Michel-en-Grève. Là même où cette pollution est apparue pour la première fois il y a plus de quarante ans.

Samedi, il a écrit au maire de Plestin pour l'informer de ses relevés : « Par 4 fois, mon détecteur de gaz a dépassé la mesure de 500 ppm (partie par million, l'unité de mesure de ce gaz), ce qui s'affiche par les signes 0.r à l'écran, sur la plage en bordure de la route des Carrières à Saint-Efflam et à l'embouchure du Yar? Je vous joins l'échelle des risques établie par l'Anses (NDLR : Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail). »

L'Agence a précisé les dangers liés à l'hydrogène sulfuré. Pour une exposition de plusieurs minutes à un taux de 500 ppm, elle souligne le risque de « coma, troubles cardiovasculaires (hypertension, tachycardie, trouble du rythme cardiaque, ischémie du myocarde) ». « Un affichage alertant de ce danger s'impose, estime Yves-Marie Le Lay, et de préférence la fermeture des plages en cause. Mais c'est vrai qu'en plein été, il ne faut pas inquiéter les touristes? »

Sur la Lieue de Grève, comme sur la majorité des sites touchés par les algues vertes, les élus réalisent cet été des performances en termes de rapidité de nettoyage. Sitôt déposées par la marée haute, les algues sont rassemblées en grands tas pour perdre de leur eau, puis sont évacuées pour épandage ou incinération avant que le processus de décomposition ne soit entamé, ce qui dégage de l'hydrogène sulfuré mortel à certaines doses.

« Le problème est que les engins ne peuvent agir dans les ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant