Côté rhétorique, Donald Trump continue de faire du Trump

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Donald Trump, à Woodlands (Texas), le 17 juin.
Donald Trump, à Woodlands (Texas), le 17 juin.

Le magnat de l’immobilier, futur candidat des républicains à la présidentielle américaine, reste fidèle à ses déclarations ambiguës et virulentes, au grand dam de figures de son parti.

S’il existait un portrait-robot de sénateur américain, on pourrait lui donner le visage du républicain Bob Corker. Traits ascétiques mais bienveillants, chevelure blanche garantissant l’expérience, poste important, en l’occurrence la présidence de la Commission des affaires étrangères, qui compte autant, sinon plus, que la fonction de chef de la diplomatie d’une puissance moyenne. Tout ceci fait que l’élu du Tennessee parle par définition avec gravité, le front plissé, tâchant d’anticiper au-devant de quoi vont les hommes.

Le 7 juin, l’élu du Grand Old Party donnait trois semaines à Donald Trump pour devenir véritablement présidentiel, déplorant les déclarations « inappropriées » auxquelles se livre trop souvent le magnat de l’immobilier. Oui, « inappropriées », ce qui correspond sur l’échelle M. Corker au stade supérieur de la préoccupation.

Infiltration par la frontière Le sénateur n’a pas eu à attendre une seule semaine avant d’être fixé sur les intentions du milliardaire qui représentera son parti en novembre. Vingt-quatre heures après la tuerie d’Orlando (Floride), M. Trump laissait entendre d’une formule très ambiguë que le président des Etats-Unis n’y était peut-être pas totalement étranger, répétant au passage la formule complotiste dont il parsème souvent ses interventions concernant la menace terroriste dans le pays : « Il se passe quelque chose. »

Quoi précisément ? Le milliardaire n’en dit jamais plus, mais nul doute qu’ils sont nombreux, parmi ses électeur...

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