Côte d'Ivoire : «Si on essaie de résister, ils tirent»

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REPORTAGE - À Adjamé, une commune d'Abidjan, les rumeurs très persistantes d'enlèvements ont attisé les rivalités tribales.

Trois vieilles palettes et un bidon rouillé barrent la rue terreuse. Plus loin, une vieille carcasse métallique bloque l'accès d'une venelle. À Abobo, dans le petit matin, chaque coin dispose de son barrage de fortune. On les réinstalle chaque soir pour se protéger. Ce vaste quartier d'Abidjan, fief d'Alassane Ouattara, vit dans l'angoisse des raids nocturnes des fidèles à Laurent Gbagbo. «Ils viennent la nuit et ils enlèvent des gens dans leur maison. Après, on ne le revoit jamais», affirme Dao. Le jeune homme, comme ses voisins, évoque l'arrivée de 4 × 4 noirs, sans plaque d'immatriculation, chargés d'hommes en uniforme. «Ils tournent, quartier par quartier, en changeant chaque nuit», détaille Soumah.

Rumeurs d'enlèvements

Depuis cinq jours, les quatre garçons ne dorment plus. «Quand le jour tombe, on s'installe dehors et on prend le thé. Les enfants et les femmes sont dans les mêmes maisons, c'est plus sûr. Nous, s'ils arrivent on donnera l'alerte et on

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