Côte d'Azur : sus au moustique tigre

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Côte d'Azur : sus au moustique tigre
Côte d'Azur : sus au moustique tigre

Petit mais sacrément costaud ! Le redoutable moustique tigre, moins de 1 cm de long avec des rayures noires et blanches très distinctes, est de retour dans les Alpes-Maritimes et fait mouche, depuis quelques jours, sur les appétissantes peaux humaines. « Dès qu'on va jouer à la balançoire avec mon fils, on se fait piquer, c'est un enfer », soupire cette mère de famille dans son pavillon à Grasse. Encouragées par le retour de la chaleur, les larves de cet insecte asiatique, potentiellement capable de transmettre le chikungunya et la dengue, éclosent à bon rythme, surveillées de très près depuis leur première apparition en France et à Nice en 2004.

Cet été sera-t-il marqué par des nuées d'Aedes albopictus (son nom scientifique) ? « Difficile à dire car leur développement est plus lent cette année, les températures ayant été basses jusqu'à présent, mais cette fois, ça semble bel et bien parti », témoigne Marc Raselli, technicien à l'Entente interdépartementale de démoustication (EID), l'opérateur public chargé de la lutte par le département des Alpes-Maritimes.

Lors d'une tournée de sensibilisation des particuliers la semaine dernière, ce spécialiste a inspecté des jardins dans un secteur de Grasse très concerné. Et la bataille n'est pas gagnée : le moustique-tigre, qui pique en journée, a besoin de très peu d'eau pour pondre et adore les coupelles sous les pots de fleurs, un arrosoir non vidé, voire une petite flaque sur une bâche plastique oubliée. « Rien que là, il peut y avoir plusieurs dizaines de larves, bien assez pour vous gâcher tout l'été », explique-t-il à des habitants éberlués. Les solutions pour se débarrasser de l'ennemi ne sont pas légion. « Il faut éliminer toutes les microcollections d'eau stagnante à l'extérieur ou utiliser de l'insecticide bio à base de bactéries qui tuent seulement les larves de moustique. »

La surveillance de ce moustique est ...

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