Cosmétiques-Filorga pense franchir le cap des 100 mlns en 2016

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    * La marque a dégagé des ventes de E68 mlns en 2015 
    * PDG veut accélérer le pas en Chine 
    * Des acquisitions en vue à moyen terme 
 
    par Pascale Denis 
    PARIS, 23 septembre (Reuters) - Filorga, spécialiste des 
crèmes anti-âge et "success story" française des cosmétiques, 
pense atteindre la barre des 100 millions d'euros de chiffre 
d'affaires en 2016 et vise des acquisitions, épaulée par son 
actionnaire, le fonds HLD. 
    Fondés en 1978 par un médecin esthétique, les Laboratoires 
Filorga ont été un des pionniers dans le développement de 
produits injectables visant à améliorer le grain de la peau. 
    Après son rachat en 2006 par Didier Tabary et sa 
diversification dans les crèmes anti-âge utilisant les mêmes 
principes actifs, l'entreprise a vu ses ventes décoller. 
    Avec une croissance annuelle de plus de 30% depuis 2010 
grâce à un vaste développement de ses points de vente en Europe, 
au Moyen Orient et en Asie, le chiffre d'affaires de la marque a 
 totalisé 68 millions d'euros en 2015. 
    "Nous devrions atteindre les 100 millions d'euros en 2016", 
a déclaré à Reuters Didier Tabary, qui nourrit notamment de 
grandes ambitions en Chine et aux Etats-Unis. 
    En France, dans un marché morose, la marque distribuée dans 
les pharmacies et les parapharmacies ainsi que chez Marionnaud, 
a signé une croissance de plus de 40% l'an dernier. 
    Elle profite d'un attrait grandissant pour les "petites" 
marques tandis que les grands noms du luxe souffrent de la chute 
du tourisme international, notamment de la clientèle asiatique 
très friande de crèmes de soin. 
    Evalué à 1,7 milliard d'euros, le marché français du soin du 
visage était stable (-0,1%) en juin sur un an dans les 
pharmacies-parapharmacies, selon l'institut Kantar WorldPanel. 
    A l'inverse, il décrochait de 18,5% dans les chaînes de 
parfumeries (Sephora, propriété de LVMH  LVMH.PA , 
Nocibé-Douglas et Marionnaud) qui distribuent les grandes 
marques comme Chanel, Dior, Lancôme (L'Oréal  OREP.PA ) ou 
Clarins. 
 
    CROISSANCE RENTABLE 
    "Les grands leaders sont particulièrement touchés alors que 
de plus petites marques continuent de se développer, portées par 
un élargissement de leur distribution et par un intérêt 
croissant des consommateurs pour de plus petites marques 
spécialisées dans une technologie ou un segment du soin", 
souligne Mathilde Lion, de l'institut d'études NPD. 
    Didier Tabary estime pour sa part que Filorga, dont le prix 
moyen oscille autour de 50 euros, profite d'un positionnement 
"accessible pour le réseau sélectif et premium pour les  
pharmacies et parapharmacies". 
    A l'international, les ventes sont tirées par l'Italie et 
l'Espagne et, plus récemment, par la Chine, où l'entreprise a de 
grandes ambitions, a-t-il ajouté. 
    Filorga, qui mise sur l'explosion du e-commerce chinois, 
propose ses produits sur les sites Taobao et Tmall (propriété du 
groupe Alibaba) depuis cette année. 
    Elle vise aussi des acquisitions. 
    "Nous souhaitons clairement acquérir de nouvelles marques 
dans les 24 prochains mois", a précisé Didier Tabary, évoquant 
la nécessité d'acquérir une taille critique sur certains marchés 
et de dégager des synergies grâce aux structures commerciales 
existantes. 
    La société, "toujours rentable" depuis sa création, est 
majoritairement détenue par son président depuis 2010, aux côtés 
du fonds HLD co-fondé par Jean-Bernard Lafonta, ancien dirigeant 
de Wendel notamment actionnaire du chausseur en ligne Sarenza. 
    HLD n'a pas vocation à sortir à court ou moyen terme, a 
assuré Didier Tabary. 
 
 (Edité par Jean-Michel Bélot) 
 

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