Corse : Valls reste ferme sur les dossiers sensibles

le , mis à jour à 17:22
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Corse : Valls reste ferme sur les dossiers sensibles
Corse : Valls reste ferme sur les dossiers sensibles

La blague avait fusé sur Twitter, si Jean-Guy Talamoni parlait en corse, Manuel Valls pouvait lui répondre en catalan. La confrontation linguistique n'a pas eu lieu. Celle des idées n'a guère avancé. En fin de matinée, le Premier ministre est arrivé à l'Assemblée de Corse. Il y a été accueilli en français « dans ce lieu saint de la démocratie corse » par Jean-Guy Talamoni, qui a souligné que « bien des choses (avaient) changé dans ce pays ».

 

«Votre gouvernement est le premier depuis 40 ans qui visite la Corse dans un contexte aussi apaisé», a déclaré le président de l'Assemblée de Corse. «Notre langue est menacée, notre terre continue de passer en des mains étrangères par la seule force de l'argent et de nombreux Corses restent emprisonnés pour avoir mis en conformité leurs actions avec leurs aspirations les plus nobles», a-t-il poursuivi à l'adresse de Manuel Valls, qui n'était pas revenu dans l'île de Beauté pour une visite officielle depuis celle du 7 décembre 2013, du temps où il conduisait les rênes de l'Intérieur. «Il y a un temps pour le conflit et un temps pour la paix. Ce temps est venu. C'est aujourd'hui le bon moment, celui qu'il ne faut pas laisser passer», a pronostiqué Talamoni.

 

Comme le statut des prisonniers, « politiques » pour les Corses, de « droit commun » pour la justice, la langue corse est l'une des questions sensibles qui sera abordée. «Même si elle ne supplantera jamais la langue corse dans notre cœur, la langue française fait aussi partie de ce que nous sommes», a insisté l'élu nationaliste, qui a remporté avec le président du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni les élections régionales de décembre 2015.

 

« Les Corses ont envoyé un message fort par les urnes, il faut l'entendre (...). Nous avons formulé un certain nombre de demandes et avons pris acte des refus. Mais nous ne nous en accommodons pas », prévenait Simeoni dans nos ...

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