Corse : le gouvernement sonne le branle-bas de combat

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Au lendemain de l'assassinat de Me Sollacaro, Jean-Marc Ayrault entend mettre fin à une «situation insupportable».

L'onde de choc de l'assassinat de Me Antoine Sollacaro, tué mardi de neuf balles, dont cinq dans la tête, au volant de sa Porsche sur la route des Sanguinaires, résonne jusqu'au sommet de l'État. «Mafia», «affairisme», «gangrène»: les caciques du gouvernement n'ont plus de mots assez durs pour décrire la poudrière corse.

Dénonçant une «situation insupportable», le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a déclaré une guerre totale contre «ce fléau du crime organisé qui mine la Corse depuis de longues années». Il entend frapper notamment là où la voyoucratie a le plus mal, c'est-à-dire au portefeuille.

Bien que protégée par un millier de gendarmes et plusieurs centaines de policiers, soit l'un des maillages les plus denses de France pour un territoire peuplé de 310 000 âmes, l'île de Beauté reste un bastion criminogène. Quinze homicides ont déjà été commis depuis le début de l'année. La Corse avait été ensanglantée par vingt-deux meurtres et assas

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  • M5441845 le jeudi 18 oct 2012 à 04:25

    Cela doit être le 56° branle bas de combat d'un gouvernement au sujet de la Corse. Je m'incline devant la mémoire de maitre Sollacaro mais j'ai le souvenir de ses plaidoiries et je me dit qu'il aurait pu défendre ses assassins