Corse : dans le chaudron nationaliste de l'université de Corte

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73 % des néo-bacheliers corses poursuivent leurs études supérieures à Corte. L?université délivre plus de 100 diplômes supérieurs dans 8 domaines de formation.
73 % des néo-bacheliers corses poursuivent leurs études supérieures à Corte. L?université délivre plus de 100 diplômes supérieurs dans 8 domaines de formation.

Si ça avait été une partie de foot, les commentateurs auraient dit qu'il n'y a pas eu de match. Sur les 1 130 étudiants de l'université de Corse qui ont voté le 20 janvier pour élire leurs représentants au conseil d'administration, 1 099 ont choisi les listes indépendantistes ou nationalistes. Et les 31 voix qui manquent au bloc nationaliste se sont portées sur une liste de droite contre l'indépendantisme, mais résolument autonomiste. Une victoire bulgare qui n'a surpris personne. « L'université de Corse est un élément constitutif de la reconstruction de la nation corse, l'acte fondateur de la liberté d'un peuple », déclare Antoine Aiello, qui fût, durant deux mandats, le charismatique président de l'université de Corte.

Fondée en 1981, l'université de Corse répondait aux aspirations des courants corsistes mais aussi à celles d'intellectuels de la diaspora corse qui se souvenaient des sacrifices faits par leurs parents pour les envoyer faire des études sur le continent. La bataille du choix du site fut âpre. Les Ajacciens la voulaient à Ajaccio, les Bastiais à Bastia. Ce fut finalement Corte. Jugement de Salomon au nom de l'équidistance entre les deux plus grandes villes de l'île, mais surtout une victoire symbolique pour les nationalistes. Corte est la ville de Pasquale Paoli, père de la République corse (1755-1769) vénéré dans toute l'île et fondateur en 1765, à Corte, d'une première université de Corse qui fut...

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