Corse : à L'Île-Rousse, l'élection municipale de la discorde

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L'absence d'un troisième bureau de vote - jugé nécessaire presque à l'unanimité - est désignée comme la cause du cafouillage électoral de L'Île-Rousse.
L'absence d'un troisième bureau de vote - jugé nécessaire presque à l'unanimité - est désignée comme la cause du cafouillage électoral de L'Île-Rousse.

Les coups de théâtre continuent à L'Île-Rousse, en Haute-Corse. Malgré le recours de l'UMP Jean-Joseph Allegrini-Simonetti, qui a remporté l'élection municipale du 23 mars dès le premier tour avec 75 voix d'avance sur son concurrent, le Conseil d'État a tranché, le 19 décembre, en faveur du jugement rendu par le tribunal administratif de Bastia, annulant l'élection municipale de L'Île-Rousse. Les magistrats ont confirmé que "de très nombreux électeurs se sont fait remettre des bulletins de vote et des enveloppes par des tiers, ou ont inséré leurs bulletins dans les enveloppes en dehors des isoloirs", la file d'attente barrant l'accès à ces derniers, les électeurs n'ont pu matériellement s'y rendre. L'absence d'un troisième bureau de vote - jugé nécessaire presque à l'unanimité - a alors été désignée comme la cause de ce "cafouillage" électoral. À la suite de l'invalidation du scrutin, les 27 conseillers municipaux ont été invités individuellement à la mairie, le 30 décembre, afin de recevoir de manière officielle la notification du Conseil d'État, relayée par la préfecture de Haute-Corse. Mais les 21 élus de la majorité sortante ont décliné l'invitation. Jean-Joseph Allegrini-Simonetti et ses colistiers n'ont pas digéré leur convocation par les gendarmes en pleines fêtes de fin d'année pour se voir notifier la mise en place d'une délégation spéciale, chargée d'administrer provisoirement la commune jusqu'à...

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