Corruption-Un proche de Rousseff se rend à la police

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 (actualisé avec Humala, et précisions sur Santana) 
    RIO DE JANEIRO 23 février (Reuters) - João Santana, 
l'organisateur des campagnes électorales de la présidente Dilma 
Rousseff en 2010 et 2014, a regagné le Brésil et s'est rendu à 
la police, qui le recherche pour son rôle présumé dans une 
affaire de corruption, a déclaré mardi son porte-parole. 
    La justice avait lancé lundi un mandat d'arrêt contre lui 
dans le cadre de l'enquête sur le scandale impliquant le géant 
pétrolier Petrobras  PETR4.SA . A son arrivée au Brésil, Santana 
a été conduit à bord d'un avion de la police dans la ville de 
Curitiba, épicentre de cette vaste affaire de corruption. 
    João Santana, surnommé "le faiseur de présidents" car il a 
également travaillé pour Luiz Inacio Lula da Silva, prédécesseur 
de Dilma Rousseff, et pour le défunt président vénézuélien Hugo 
Chavez, est l'ancien trésorier du Parti des travailleurs (PT) au 
pouvoir au Brésil. 
    Santana, qui est âgé de 63 ans, a déclaré qu'il renonçait à 
diriger la campagne pour la réélection du président Danilo 
Medina en République dominicaine, afin de pouvoir se défendre 
devant la justice brésilienne face à des "accusations sans 
fondement". 
    João Santana est soupçonné d'avoir reçu sur un compte en 
Suisse plusieurs millions de dollars du géant brésilien du BTP 
Odebrecht, impliqué dans l'affaire Petrobras. 
    Il semble d'autre part, a dit la police, que João Santana 
ait touché des pots-de-vin en 2013 et 2014 de Zwi Skornicki, un 
intermédiaire qui selon le parquet brésilien représentait Keppel 
Fels, filiale brésilienne de l'équipementier pétrolier 
singapourien Keppel  KPLM.SI . 
    Selon des documents de justice, la police brésilienne 
enquête par ailleurs sur la possibilité de pots-de-vin, d'un 
montant de trois millions de dollars, qui auraient été versés 
par le conglomérat Odebrecht au président péruvien, Ollanta 
Humala. 
    Des documents saisis sur Marcelo Odebrecht, ancien patron du 
conglomérat, font état du "programme OH", ce qui selon la police 
fait référence aux initiales du président péruvien. 
    Dans un communiqué diffusé mardi, le président Humala dément 
avoir accepté des pots-de-vin et dit avoir convoqué 
l'ambassadeur du Brésil au siège de la présidence, lundi soir, 
pour lui demander des informations officielles sur cette 
enquête. 
 
 (Pedro Fonseca; Eric Faye pour le service français) 
 

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