Corruption : Ginola consterné mais pas surpris

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Corruption : Ginola consterné mais pas surpris
Corruption : Ginola consterné mais pas surpris

Ancien candidat pour la présidence de la FIFA, David Ginola (48 ans) a réagi jeudi dans Le Parisien sur les arrestations des membres de l'instance mondiale. Le Français pourrait se représenter en cas de report de l'élection.

« Je suis consterné mais pas vraiment surpris, a commenté David Ginola dans Le Parisien jeudi, quelques heures après l’arrestation de plusieurs hauts membres de la FIFA à Zurich (Suisse). Lors de ma tentative de candidature à l’élection présidentielle de la FIFA en janvier dernier, j’avais pointé les graves dysfonctionnements qui entachent la crédibilité de cette organisation. En même temps, cet événement judiciaire peut accélérer le mouvement. J’ose espérer que cela provoquera le début d’une nouvelle ère, d’une nouvelle éthique et la fin des années Blatter. Je ne connais pas à ce jour le degré d’implication du président de la FIFA dans toutes les affaires de corruption qui touchent son organisation. Mais au bout d’un moment, cela suffit. N’a-t-il fait que fermer les yeux ? De toute façon, M.Blatter est forcément responsable. »

« Reporter le jour de l’élection »

Une accusation qui pousse l’ancien joueur du PSG non pas à demander la démission du Suisse, qui brigue un cinquième mandat de suite, mais bien le report de l’élection vendredi : « Je ne lui demande pas forcément de retirer sa candidature. Je l’appelle juste à reporter le jour de l’élection. C’est le moins que la FIFA puisse faire pour conserver le peu de crédibilité qui lui reste. Des investigations sont en cours et d’autres éléments seront probablement révélés dans les prochaines semaines. On apprendra sans doute que d’autres personnes sont impliquées. Dans ce contexte, il serait incroyable que cette élection présidentielle ait lieu vendredi comme si de rien n’était. »

« En 1993, j’étais responsable de tout »

Et en cas de report, David Ginola ne serait pas contre un retour dans la course à la présidence. « Bien sûr. A condition que les conditions d’accès évoluent, a affirmé l’ancien international français. La FIFA ferme toujours ses portes aux candidats extérieurs. Il faut obtenir le soutien de cinq Fédérations, elles-mêmes sous contrôle de la FIFA. Tout est verrouillé. En janvier, mon projet de candidature n’a pas été pris au sérieux, sous prétexte que je n’avais pas exercé de responsabilités dans le football. Pourtant, le jour de France-Bulgarie (ndlr : en novembre 1993, les Bleus avaient échoué à se qualifier pour la Coupe du Monde 1994), j’étais responsable de tout… »

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