Corruption en Espagne : Rajoy s'est «trompé», mais exclut tout départ

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Corruption en Espagne : Rajoy s'est «trompé», mais exclut tout départ
Corruption en Espagne : Rajoy s'est «trompé», mais exclut tout départ

La situation devient délicate pour Mariano Rajoy. Le chef du gouvernement de droite espagnol a concédé ce jeudi devant les députés qu'il s'était «trompé» en faisant confiance à l'ex-trésorier de son parti, Luis Barcenas, à l'origine du scandale de corruption où son nom est apparu. Le leader a également dénoncé les «mensonges et manipulations» le concernant, et exclut de démissionner. Sans toutefois convaincre l'opposition, qui a de nouveau exigé sa démission.

L'exercice était délicat pour le chef du gouvernement qui, malgré sa confortable majorité absolue, se retrouve en posture difficile, aux prises avec des soupçons de corruption qui, en pleine crise économique, ont entamé sa crédibilité.

«Je me suis trompé»

Répondant aux demandes pressantes de l'opposition de gauche, Mariano Rajoy s'est présenté devant les députés pour donner sa version du scandale, lors d'une intervention d'une heure à laquelle ont répondu chacun des groupes parlementaires. «Je me présente devant les députés pour fournir les clarifications nécessaires sur la situation que nous vivons», a ainsi affirmé Mariano Rajoy devant la Chambre basse du Parlement. «Je me suis trompé en faisant confiance à quelqu'un qui ne le méritait pas», a-t-il expliqué, citant le nom de Luis Barcenas, l'homme qui a tenu les finances du Parti populaire pendant une vingtaine d'années, et aurait versé de l'argent au noir à plusieurs de ses dirigeants, dont le chef du gouvernement lui-même.

Ce jeudi, Mariano Rajoy a reconnu que le parti avait versé des «rémunérations complémentaires» à certains de ses dirigeants «pour leur travail». Ces sommes «ont été payées pour un travail, légalement, et ont été inclues dans la comptabilité. Déclarer ces revenus au fisc est une responsabilité individuelle», a-t-il ajouté. Mariano Rajoy, jusqu'à présent, s'était borné à nier avoir touché de l'argent au noir. Mais face aux soupçons qui se ...

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